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CHRONIQUE PAR ...

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Blackmore
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Sean Andrews
(basse)

-Nick van Dyk
(guitare+clavier)

-Ray Alder
(chant)

-Chris Quirarte
(batterie)

-Bernie Versailles
(guitare)

TRACKLIST

1)The Suffocating Silence
2)Bleed Me Dry
3)The Death Of Faith And Reason
4)Memory
5)The Origins Of Ruin
6)Man Of Glass
7)Blind My Eyes
8)Used To Be
9)Fall On You

DISCOGRAPHIE


Redemption - The Origins of Ruin
(2007) - metal prog - Label : Inside Out Music



Que reste-t-il de prog dans le metal prog actuel ? Pas grand chose en fait, puisque la majorité des groupes s'auto-proclamant digne représentant de ce style ne font, de manière générale, que suivre à la lettre le cahier des charges du petit metalo-proggeux illustré. Un peu comme les chroniques qui relatent les exploits technico-gonflant de ces groupes. Il suffit d'insérer les noms de Dream Theater, Symphony X, Shadow Gallery, de parler de l'originalité inexistante, de mettre en avant le talent technique des musiciens et d'arroser le tout d'un peu de mauvaise foi pour rester dans le ton. La question du jour sera donc de savoir si la musique de Redemption arrive à sortir des sentiers battus du metal prog.

Tuons le suspense dans l'oeuf, la réponse est clairement négative. Ce n'est hélas pas avec le groupe de Nick van Dyk que les amateurs d'un metal bigarré et avant-gardiste seront rassasiés. La musique de Redemption reprend en effet les canons du genre (pour les influences, revoyez l'intro....) sans se poser trop de questions. Mais si l'originalité fait défaut, comment se fait-il alors que le nom du groupe circule régulièrement chez les fans du genre ? Sans doute parce que la jeune histoire du groupe est parsemée de noms aussi prestigieux que Jason Rullo, Micheal Romeo,Mark Zonder ou Ray Adler. Ce dernier est d'ailleurs devenu membre à part entière de Redemption (et Fates Warning alors ?). Autre raison du succès (relatif) du groupe chez les amateurs, son talent technique. Redemption est évidemment très à l'aise dans ce domaine. Les partis instrus sont fluides, bien amenées et souvent mélodiques. Ajoutons à cela les lignes de chant de Ray Adler qui sont pour la plupart assez réussies et l'on obtiendra une musique suffisamment solide pour fédérer.

Malheureusement, tout cela est beaucoup trop lisse pour convaincre l'auditeur expérimenté. Les structures sont prévisibles, la rythmique fait décoration et les bonnes idées ne sont jamais totalement développées. On reste clairement sur sa faim et Nick van Dyk ne possède définitivement pas le même génie que les maîtres à penser du genre bien qu'il s'en sorte convenablement. Alors, faut-il se procurer le disque ? Les proggeux aventureux ont tout intérêt à fuir Redemption. Par contre, la question se pose pour les amateurs du genre. En temps de disette, ce genre d'album pourrait combler leurs attentes et faire illusion. Mais il tombe l'année du grand retour de Dream Theater et Symphony X. C'est vraiment pas de chance pour Nick van Dyk.




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