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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été mise en ligne le 14 juin 2008
Sa note : 15/20

LINE UP

-Kip Winger
(chant+basse)

-Reb Beach
(guitare+chant)

-John Roth
(guitare)

-Rod Morgenstein
(batterie)

TRACKLIST

CD 1
1)Blind Revolution Mad
2)Loosen Up
3)Easy Come Easy Go
4)Your Great Escape
5)Down Incognito
6)Rainbow in the Rose
7)Generica
8)Junk Yard Dog

CD 2
1)Right Up Ahead
2)Reb's Guitar Solo
3)You Are the Saint, I Am the Sinner
4)Rod's Drum Solo
5)Headed for a Heartbreak
6)Can't Get Enough
7)Seventeen
8)Who's the One
9)Miles Away
10)Madalaine
11)Blue Suede Shoes

DISCOGRAPHIE

IV (2006)
Live (2007)

Winger - Live
(2007) - hard rock - Label : Frontiers Records



L'avantage des vieilles gloires des années 80, c'est que lorsqu'elles sortent un album live après une vingtaine d'années de carrière, on est quasiment assuré que le son va tuer. Et chez Frontiers, la qualité des live n'est plus à démontrer : un son brut, survitaminé, efficace, sans fioritures, étrangement loin des sonorités 80's des groupes concernés. Avec Winger comme pour le dernier live de Testament (Five Men Live), le résultat est à la hauteur avec un double live de pur hard rock non stop !

Winger fait partie des seconds couteaux du hard rock... un groupe des plus sympathiques qui n'a pas la prétention de révolutionner le genre mais qui, techniquement au moins, en impose pas mal. Pensez donc, Reb Beach est complètement à son aise « chez lui », il se lâche ici davantage que dans la dernière mouture de Whitesnake où il doit davantage partager l'affiche avec Doug Aldrich. Et vas y que je t'en mets plein la vue pour les solos et les riffs... un guitariste de l'ancienne génération de hard rockers donc, comme on n'en fait plus maintenant.

Quant à Rod Morgenstein, on ne présente plus ce monstrueux batteur, sûrement un des plus grands... il a joué avec les Dixie Dregs de Steve Morse, avec Jordan Rudess (Rudess Morgenstein Project), avec Jelly Jam et Platypus. Pour dire vrai, une bonne partie de l'intérêt de ce live est due à sa prestation phénoménale... et je pèse mes mots ! Ce gars là est capable de transcender n'importe quelle compo banale de hard rock, de la porter à un niveau supérieur et de lui insuffler énormément de rythme (oui, rien à voir avec les poum-tchac poum-tchac habituels), une dynamique dont lui seul a le secret. Il a beau caser des contre-temps et des descentes de toms de malade, il ne donne jamais l'impression de trop en faire car... (et c'est bien là toute sa qualité)... il ne cogne pas comme un sourd (ce n'est pas un métalleux). Et oui, il n'est pas le batteur mythique des Dregs pour rien. Ni trop bourrin, ni trop jazzy, l'équilibre est parfait. Bien entendu, il sait aussi se faire oublier quand les morceaux le nécessitent.

Du hard rock et du meilleur ("Down Incognito", "Generica", "Madalaine"), un best of idéal de Winger, agrémenté de quelques performances individuelles : le solo de Reb Beach, « à la Satriani » n'a pas un grand intérêt tandis que celui de Rod Morgenstein envoie du pâté, sans être trop long. Ceux qui connaissent bien son jeu retrouveront quelques plans qu'il avait déjà délivré sur le premier Jelly Jam. Parmi les meilleurs moments, il ne faut pas oublier la magnifique ballade "Who's the One" aux accents sudistes, ainsi que deux titres sur lesquels les claviers sont en bonne position : "Headed for a Heartbreak" et surtout "Rainbow in the Rose", toujours aussi poignant (il n'y a qu'à entendre les réactions de la foule), rappelant un peu Toto. Et en titre bonus figure une version acoustique de la belle ballade "Blue Suede Shoes".


Reformé tout récemment avec IV sorti en 2006 qui est, comme son nom l'indique, le quatrième album de Winger, ce live permet de rappeler que Winger n'est pas seulement l'union de musiciens prestigieux, mais aussi (et surtout) un groupe capable de composer de bonnes chansons.


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