224

CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Michael "Blutkehle" Roth (chant)

-Michael "Bursche" Lenz (guitare)

-Ronny "Yantit" Fimmel (batterie)

-Daniel "DF" Fröbing (claviers)

TRACKLIST

1)Auftakt: Eine kleine Schlachtmusik
2)Eisenkreuzkrieger
3)Im Dornenwall
4)Ein Hauch von Räude
5)17 Kerzen am Dom
6)Blutbahnen
7)Alphawolf
8)Frischtot
9)Schlachthaus-Blues
10)Zurück in die Kolonie
11)Schneuz den Kasper!

DISCOGRAPHIE

Blutbahnen (2007)
Knochenkult (2008)
Rostrot (2011)
Todestage (2013)

Eisregen - Blutbahnen
(2007) - dark metal - Label : Massacre



Du Dark metal germanique, jusque là rien de nouveau. Mais saviez-vous que Eisregen existait depuis déjà douze ans? Et saviez-vous aussi que le vocaliste oeuvrait également dans Eisblut? Non hein? Vous n'êtes pas seul semble-t-il, et franchement c'est plutôt dommage, car Blutbahnen est du genre intéressant, si tant est que vous soyez sensibles aux multiples facettes de la musique d'Eisregen. Au fait, espérons aussi que vous aimiez l'allemand...

Il est des jours (rares il est vrai) où l'on se dit que l'allemand est au Dark Metal ce que le norvégien est au Black Metal : cela semble donner un cachet supplémentaire, ce petit truc qui contribue à modifier l'atmosphère d'un album au point d'en estomper une partie du contenu. Un petit plus qui fait que l'opus se patine et en devient plus granuleux, et ce n'est pas lié au fait que nos oreilles soient conditionnées aux accents anglophones, non. C'est juste que la diction, le phrasé et les intonations de ces deux contrées se marient à merveille à la musique d'obédience Black Metal, le "trve effect" étant pour le norvégien sur le Black classique, viking et épique, le "goth/folk effect" pour l'allemand sur le Dark.

Ne vous attendez pas cependant à des chants d'alcooliques au sortir de l'Oktober Fest qui, bien que folkloriques, n'ont rien de gothiques. Chez Eisregen, on chante en allemand du genre qui roule les "r". En effet, à la façon de Rammstein, qui pourtant n'a que peu en commun tant la musique est différente en bien des domaines (pas de côtés indus, le chant est black, l'ambiance un peu moyennageuse). Si, soyons honnêtes, il y a bien un point d'achoppement, pas très positif par ailleurs : cette propension qu'on les metalleux d'outre Rhin à pondre des refrains très "ballades teutonnes" ("Schneuz Den Kasper" ..) et sans doute un peu faciles.

Heureusement, Eisregen arrive à se démarquer de la masse : des passages au violon, des passages instrumentaux ("Auftakt: Eine kleine Schlachtmusik"), du piano, une alternance voix claire/black (tendance raw) et quelques diversifications vers d'autres genres musicaux comme dans "Schlachthausblues" qui sonne au début comme une ballade des Guns & Roses pour s'améliorer ensuite avec une voix radicalement opposée à celle d'Axl, ou encore "17 Kerzen Am Dom" qui surprend par un petit côté rock (un peu stoner dans le son des guitares). Si l'on devait décrire le résultat, on pourrait dégager des tendances : Ever Eve période Seasons en moins goth et plus folk, Theatre of Tragedy du temps de "Der Tanz Der Schatten", pour le piano de fond et la rythmique (mais ne cherchez pas Liv Kristine) ou encore My Dying Bride resté dans sa période Turn Loose The Swans sur "Blutbahnen".


Pas exceptionnel mais très plaisant, c'est un peu l'impression qui ressort de cet opus. Le côté "raw" de la voix et de la langue a beaucoup de charme, le fond musical assez mélodico-classique également, mais ce n'est pas une découverte, simplement une très bonne exécution. A part sur deux ou trois morceaux, il y a souvent une faiblesse, une facilité qui empêche d'atteindre le niveau supérieur, même si le reste est bon. Mais cela vaut un détour, croyez-moi.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5