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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Orion
(chant+guitare)

-Siegmar
(claviers)

-Heinrich
(basse)

-Daray
(batterie)

TRACKLIST

1)Rest In Pain
2)Posthuman Kind
3)Lumen Clamosum
4)God The Lux
5)Synchroscheme
6)Phosphorror
7)Lumen Funestum
8)The Mystory
9)Fireclipse
10)Lumen Coruscum
11)Legions Are Me
12)Inlustra Nigror

DISCOGRAPHIE

God The Lux (2005)

Vesania - God The Lux
(2005) - black metal - Label : Empire Records



Si Dimmu Borgir époque Enthroned Darkness Triumphant rencontrait Behemoth, cela donnerait Vesania, et plus particulièrement ce God The Lux, aux allures de grosse prod. Comptant d’un coté Orion, guitariste de Behemoth et de l’autre Daray, batteur à temps plein de Vader, Vesania ne pouvait que pondre quelque chose de costaud, ou du moins d’assez carré pour que l’on sente la pilule passer… Et c’est le cas parce que Vesania aime le black metal intense, grave, soulevé parfois par quelques claviers (assez discrets tout de même pour la majorité des titres).

Dès les premières notes l'on distingue dans cette sauvagerie une touche très nordique. Le rythme est très soutenu, les riffs longs et sombres. Et puis la note générale que l’on distingue au-delà de ces premières notes, ce sont les longues rythmiques écrasantes, entre Old Man’s Child et Dimmu, écrasées à leur tour par le chant graveleux de Orion. Il faut bien cependant se dire une chose, c’est que God The Lux ne repeint pas le paysage de l’extrême, loin de là. C’est plutôt dans son acuité que ce fervent disciple se fait remarquer. Cela se sent dans la manière de mener les compositions, assez naturelle et évidente, traînant la patte de temps en temps vers un black sympho classique ("Legion Are Me", "Posthuman Kind", "Phosphorror"…) ou vers un death plus racé comme "Synchroscheme", complètement barré, avec la bonne influence de Daray derrière les fûts. Le titre "God The Lux" va aussi dans ce sens, plus épique et mixé d’influences que les autres. On appréciera chez Vesania l’alternance des rythmiques grasses et ciselées à la fois, avec les passages beaucoup plus metal noir.

Concernant le son, God The Lux se place ici comme une grosse production, avec des guitares assez présentes, un chant et un clavier bien mixés. La batterie quant à elle sonne de manière assez étrange, presque électronique, donnant un coté plus froid à l’ensemble. Cela se ressent déjà sur "Rest In Pain" sur ce passage de batterie très rapide ou encore sur d’autres plus martiaux. De manière générale Vesania essaie de créer des ambiances chaotiques. Les chœurs de claviers ("Rest In Pain"), les mélodies épiques aux mêmes claviers ("Posthuman Kind", "Synchroscheme") à la Stormlord, ou encore les titres d’ambiance pure ("Lumen Clamosun", "Lumen Funestum", "Lumen Coruscum" et "Inlustra Nigror") style Dimmu Borgir avec des chants électrisés, sont toutes les armes pour donner une atmosphère noire à God The Lux. Ce qui serait un peu dispensable, ce sont ces passages/breaks aux claviers, trop souvent entendus, un peu comme s’ils étaient un passage classique et obligatoire pour amener de nouvelles idées… Quelques titres en souffrent, mais cela reste un détail par rapport à l’ensemble.


God The Lux ne lasse jamais parce que tout est bien orchestré. Il faut simplement être prévenu du manque certain d’originalité dans tout cela et prendre cet album comme une très bonne réalisation dans le style. Certains passages valent à eux-mêmes l’album ("Posthuman Kind", "Synchroscheme") et permettent de passer de très bons moments. Ne pas faire attention aux vingt-cinq dernières minutes sensées être un titre caché, alors qu’il n’y a que trente secondes de musique et que cela ne sert donc à rien…


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