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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 18/20

LINE UP

-Christian Vander
(chant+batterie)

-Klaus Blasquiz
(chant+percussions)

-François Cahen
(piano)

-Francis Moze
(basse)

-Teddy Lasry
(clarinette+flûte+chant)

-Jeff Seffer
(saxophone+basse)

-Louis Toesca
(trompette)

TRACKLIST

1)Rïah Sahïltaahk
2)"Iss" Lanseï Doïa
3)Ki Ïahl Ö Lïahk

DISCOGRAPHIE


Magma - 1001° Centigrades
(1971) - rock prog zeuhl - Label : Seventh Records



Dès son premier album intitulé Kobaïa, Magma occupera très vite le statut de groupe culte, réservé aux seuls initiés capables de comprendre l'univers kobaïen de Christian Vander. Mais existe-t-il des personnes qui comprennent vraiment ce langage? Les débuts de Magma étaient encore fortement imprégnés de jazz. Christian Vander n'a jamais caché avoir été influencé par le jazzman John Coltrane. Nul besoin d'être un mordu de « true jazz » pour apprécier 1.001° Centigrades, on ne retrouve que partiellement les clichés de ce style de musique.

Bien sûr, les instruments utilisés sont les mêmes que dans le jazz, mais pas de solos interminables de saxo, de solos de batterie au son de casseroles ou de contrebasse pour les vieux. 1.001° Centigrades vaut surtout pour le monstrueux "Rïah Sahïltaahk", longue pièce de vingt minutes. On ne s'ennuie pas une seule seconde, ce qui n'est pas toujours le cas sur les morceaux de Magma, quelques longueurs étant parfois un peu embarrassantes (cf. les albums Köhntarkösz et Mëkanïk Destruktïw Kommandöh). "Rïah Sahïltaahk" constitue un des sommets de la carrière de Magma, toujours animé pendant vingt minutes, aucun temps mort! La progression du morceau est remarquable, et les nuances apparaissent là où il faut, quand il faut. Remarquez, non, en disant cela, ça peut laisser croire qu'il s'agisse d'un morceau progressif, prévisible et composé dans les règles de l'art. Vous n'y êtes pas du tout!

Les deux autres morceaux durent environ dix minutes chacun. Ils sont plus typés jazz et apparaissent plus « normaux », moins allumés que "Rïah Sahïltaahk". Ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit: si ces deux morceaux sont moins marquants, ça reste quand même du grand Magma! Sur ""Iss" Lanseï Doïa", l'atmosphère demeure plombée et la touche Magma constamment présente afin d'éviter que tout cela ne sonne comme du jazz traditionnel. "Ki Ïahl Ö Lïahk", le dernier morceau, est à part car il contient quelques bribes de ce qu'on pourrait qualifier de « mélodies ». Et sa seconde partie est plus commune, instrumentale, avec les cuivres qui apportent un côté mélancolique inhabituel chez Magma, et qu'on ne retrouvera plus sur les albums qui suivront.

Mais ce retour à la normale, sur la planète Terre, s'avère tout à fait plaisant. Et on n'a encore rien vu! Magma réussira d'autres coups d'éclat, sans se répéter, durant leur ascension spectaculaire dans les années 70. L'ambiance que dégage un album de Magma est toujours unique de toute façon et elle mérite que l'on s'y attarde, même pour les personnes qui n'aiment pas trop le jazz ou le rock progressif. 1.001° Centigrades est un de mes albums favoris de Magma, car il captive l'attention à 100 %, il n'a pas de longueurs. Et je le trouve plutôt « accessible », contrairement aux albums suivants, encore plus barrés.




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