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CHRONIQUE PAR ...

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Blackmore
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 6/20

LINE UP

-Keith Emerson
(claviers)

-Greg Lake (chant+guitare+basse)

-Carl Palmer
(batterie)


TRACKLIST

1)All I Want Is You
2)Love Beach
3)Taste Of My Love
4)The Gambler
5)For You
6)Canario
7)Memoirs Of An Officer...

DISCOGRAPHIE

Love Beach (1978)

(1978) - rock prog - Label : Shout ! Factory



Pas facile d’être un "super star band" comme Emerson, Lake And Palmer a pu l’être. Avec des têtes grosses comme des citrouilles d’Halloween, j’en viens même à me demander comment ce groupe a pu sortir des albums. Enfin, c’est surtout la mythologie qui entoure le groupe qui nous parle de leur attitude présentant des musiciens légèrement imbus de leurs personnes. Vous savez, ce genre de contes que l’on vous racontait un soir d’hiver, sur les genoux de Grand-Papa et qui commençait comme : "un jour, mon petit, j’ai vu Emerson, Lake And Palmer en concert… Mais ne cours pas! Reviens gamin, c’est pour rire! Tiens j’ai un Werther's Original pour toi!"

Oui bon, c’est un poil pathétique comme intro. Mais sans doute moins que cet album! D’ailleurs, regardez moi cette pochette. Avez-vous déjà vu pareil outrage ? Je crois que c’est l’une des photos les plus pourries jamais faites! Pourtant, Emerson, Lake And Palmer, c’est aussi le groupe de Brain Salad Surgery illustré par Giger! Quoiqu’il en soit, que pouvait-on attendre d’un album qui s’intitule Love Beach ? A moins que Emerson, Lake And Palmer soit tout d’un coup pris d’une folle envie de faire dans le trente-sixiième degré, on est en droit d’être anxieux avant de poser le CD dans le mange-disque.

Mais on reste confiant car Emerson, Lake And Palmer avec Tarkus ou Brain Salad Surgery, c’était quand même pas mal du tout. Alors oui, soyons honnête, le son a mal vieilli et ces disques ont du mal à passer aujourd’hui. Mais, il reste cette folie et cette fougue magistrale, ce rock prog barré et barge né de la virtuosité insolente d’Emerson et Palmer (Lake me gonfle). Alors on lance le disque, toujours confiant. Et la, c’est la consternation. Le premier titre, "All I Want Is You" est vraiment un morceau de merde. Oui c’est comme ça. Le texte est mièvre au possible et les sons d’Emerson sont moisis. C’est pop dans le sens le plus négatif du terme. Palmer derrière ses fûts ne connaît que deux schémas rythmiques sur ce morceau, c’est vraiment à pleurer.

La suite, "Love Beach", est directement adressée à l’auditeur, notamment lorsque Lake chante : "I’m gonna make love to you". Et effectivement, on a bien l’impression de s’être fait entuber tellement c’est ridicule. "Taste Of My Love" est un morceau moins catastrophique avec un Emerson un peu plus inspiré mais bon, ça reste pas terrible. "The Gambler" a un mérite important, c’est de proposer le soli le plus mauvais jamais fait par Emerson. Cela doit être un gag, après tout, Emerson, Lake And Palmer a toujours mis des petites touches d’humour dans ses albums (voir "Benny The Bouncer" sur Brain… plus raté que drôle d’ailleurs). Bon le reste est du même calibre et Emerson, Lake And Palmer nous refait même le coup d’une reprise d’un classique avec Canario tiré du Fantasia Para Un Gentilhombre..." de Joaquim Rodrigo mais c’est pas terrible terrible.

Il y a un morceau de vingt minutes sur ce disque. Ça s’appelle “Memoirs of an Officer and a Gentleman”. Le début est très mauvais mais étonnamment, Emerson devient plutôt posé pour la partie "Love At First Sight" avec un piano assez délicat en soli pendant quelques minutes. Même Lake s’en sort bien et pour une fois, on n’a pas envie de le baffer. Bref, on y croit pendant un instant et puis arrive la partie purement instrumentale. Et là, c’est le drame. Inutile d’aller plus loin dans cette chronique. Le seul fait vraiment remarquable avec Love Beach, c’est qu’il était un peu en avance sur son temps. Je m’explique, en 1978, les groupes de prog n’avaient pas encore vraiment fait des gros compromis commerciaux comme dans les 80’s. Emerson, Lake And Palmer était donc en avance en signant cet étron commercial que je vous déconseille formellement d’approcher.




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