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CHRONIQUE PAR ...

8
Alexis KV
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Kärtsy Hatakka
(chant+basse+claviers)

-Jariot Lehtinen
(guitare+chant)

-Sami Yli-Sirnio
(guitare+chant)

-Ville Vehvilainen
(batterie)

TRACKLIST

1)Helsinki
2)Not Enough
3)Too Much Emptiness
4)Never
5)New York
6)I'm in Pain
7)All Roads Will Lead to Rome
8)Digging Inside
9)Fly into the Light
10)Shades of Grace
11)Aching Eyes
12)Back to the Audio
13)Pigeons
14)Exterminator Warheads
15)Darling Boy
16)Wide Awake
17)Julia

DISCOGRAPHIE

Blood Sample (2006)
Release Date (2007)

Waltari - Blood Sample
(2006) - inclassable - Label : Dockyard1



C'est avec le fameux dicton «mieux vaut tard que jamais» en tête que votre fidèle serviteur découvre, bien tardivement, le mythique combo finlandais Waltari, adepte du crossover sans bornes et sans complexes, via leur dernière livraison, Blood Sample. Même si sur le papier, le concept - l'état d'esprit de l'Europe contemporaine - peut sembler moins osé que leur opéra death metal, leur musique reste un joyeux fourre-tout qui demande une degré d'ouverture d'esprit assez considérable pour être assimilé sans rejet.

Mais attention cependant, même si le fourre-tout de Waltari brasse des genres qui, à priori, n'ont rien à faire ensemble, le disque essaye de préserver un semblant de cohérence et de logique, ne vous attendez donc pas à un tohu-bohu total à la Carnival In Coal ou Crotchduster. Les compositions prennent le temps de développer et d'exploiter correctement les différentes idées et ambiances. Mais en l'espace de quelques titres, vous passerez quand même d'un metal goth façon Paradise Lost période Symbol of Life ("Not Enough") vers de l'indus dépressif à la Nine Inch Nails ("Digging Inside"), et entre les deux, se trouvent pèle-mêle du metal pop à la Linkin Park/POD ("I'm In Pain"), du thrash old-school mêlé de death floridien et de hardcore ("New-York"), le tout agrémenté d'un flow nasillard rappelant B-Real.

Si la première moitié de la galette arrive à éveiller votre intérêt par la question «qu'est-ce que ça va être comme genre cette fois-ci ?», l'intérêt retombe grandement sur la seconde partie quand le groupe décide de devenir un peu plus sage et nous sert principalement des compositions à base d'un hard rock mélodique fortement teinté d'électronique. On a bien entendu droit à des compositions assez variées dans ce registre, grâce à quelques idées intéressantes comme le beat jungle de "Back to the Audio", et le groupe se permet encore un peu de folie avec le grind-death de "Exterminator Warheads", mais l'excitation ressentie n'est plus la même.

Waltari a quand même le mérite de caser dans une même composition des passages qu'on ne pensait pas pouvoir marier au premier abord : le pop-punk "à roulettes" cohabite ainsi en harmonie avec du punk oï/hardcore sur "Too Much Emptiness", et l'intro à l'accordéon de "Wide Awake" s'enchaîne parfaitement avec un refrain hard FM. Mais quand on voit à quel point le groupe peut être un caméléon musical, il est dommage de constater qu'il ait décider de remplir ce disque à ras bord - une heure vingt de musique ! - et n'ait pas fait un tri plus rigoureux en virant quelques compositions bien plus dispensables (entre autres "Fly Into the Light" et "Darling Boy"). Néanmoins, il s'agit d'une bonne découverte en perspective pour tous les amateurs d'éclectisme musical.




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