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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Alexx Hall
(chant)

-Vic Mazzoni
(guitare)

-Andrea Torricini
(basse)

-Frank Andiver
(batterie+claviers)

TRACKLIST

1)Last Time my Memory
2)The Call Of Dawn
3)Call my Name
4)Eternally
5)Raise your Wings
6)Winter Silence
7)No Resurrection
8)Follow Me
9)The Promise
10)Hell and Heaven

DISCOGRAPHIE

Follow Me (2006)

Wonderland - Follow Me
(2006) - heavy metal mélodique - Label : ART Records



L'Italie semble être devenue la nouvelle patrie du speed-metal mélodique. On ne compte plus les parutions transalpines dans ce style, et le revival implique avec le temps l'apparition de nombreux combos, plus ou moins talentueux. Wonderland a été créé sous l'égide de Frank Andiver, batteur - producteur (Labÿrinth, Oracle Sun entre autres), dans l'optique de proposer un heavy-speed soft, influencé par la pop-rock. On trouve l'originalité là où on peut... Sauf que là, en fait d'originalité, c'est plutôt un malus de taille que se traîne Wonderland. Faisons abstraction, même si cela est difficile, des poses des musiciens dans le livret, avec brushing impeccable et abdos en avant, façon boys-band ; les compositions de ce Follow Me, en toute objectivité, sont tout ce qu'il y a de plus conformiste, voire passéiste.

Le côté pop / rock que le groupe met en avant tient essentiellement en deux points: le mix, très favorable aux claviers et au chant, et le chanteur justement, Alexx Hall de son nom, dont la voix n'aurait pas disconvenu à ces fameux boys-bands. Juste mais très limité, son chant est encore davantage tiré vers le bas par une prononciation de l'anglais pas très professionnelle, et surtout par des textes ridiculement pauvres. Alors quand sonnent "Call My Name" et "Follow Me", les plus "soupesques" de ces compositions, le terme "pop-metal" prend tout son sens, dans toute la démesure de sa nullité. Des mid-tempo ultra-mélodiques chiants comme la pluie, avec un son de clavier on ne peut plus archaïque, où il ne se passe rien, voilà ce qu'est la "toute nouvelle direction du metal" telle que la conçoivent nos amis ritals. "Eternally" n'en est pas très éloigné, single aux fausses allures de "Eaglehart" de Stratovarius, soit pas le plus exceptionnel des tubes metal. Seuls les soli - très courts - du guitariste Vic Mazzoni rappellent que Wonderland fait bien du metal.

Les titres speed aident aussi, n'exagérons pas. L'ouvreur "Last Time My Memory" et "No Resurrection", empli de duels claviers / guitare, font péter la double grosse caisse comme il faut, même si le batteur Frank Andiver n'est pas le plus fin technicien qui soit. La production, cependant, limite délibérément la puissance des riffs pour mettre en avant le chant assez insipide d'Alexx Hall. "No Resurrection" peut malgré tout valoir le coup d'oreille, avec ses couplets bien ficelés. "Raise Your Wings" est pauvre en leads mais contient un agréable solo de guitare, rapide et mélodique; quant à "Winter Silence", le plus osé et épique du lot, seul un piano omniprésent et une ambiance tristounette sont à signaler. Ca ne casse pas des briques, tout ça. Avec ce bilan très moyen, Wonderland prend tout de même le risque de conclure par un "Hell And Heaven" en canons / claviers, qui à coup sûr finira par faire tomber les plus résistants d'entre vous dans un profond sommeil, si ce n'est pas déjà fait. De Follow Me, ne ressort rien. A conseiller aux insomniaques: ce n'est pas remboursé par la Sécu, mais au moins l'addiction n'est pas possible.




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