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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Tef
(chant)

-Ed
(guitare+programmation)

-Pat
(guitare)

-Neil
(basse)

-Lo
(batterie)


TRACKLIST

1)Sex Starved
2)Work
3)Countdown To Release
4)Dummies
5)Back Off
6)Würm
7)Ten Faces
8)Geek Basher
9)I Know
10)Get Eighty Sixed
11)Serious
12)Dark Groove

DISCOGRAPHIE

Infinte Faces (2006)

Würm - Infinte Faces
(2006) - inclassable - Label : Active Entertainment



Cela manquait peut-être en France. Un groupe de tout et de rien, un groupe à l’énergie et aux influences si différentes qu’il pulvérise par nature toute comparaison rationnelle avec un combo de la même espèce. Né en 2002 dans la région Parisienne (Yvelines), Würm se compose de cinq musiciens aux passés éloignés, rassemblés autour de ce projet pour nous livrer une fusion de métal et d’électro, un mélange de heavy, de hardcore et de neo métal, ou peut-être au final un hybride de cyber metal emocore. Qui sait…

Tout ce travail se concrétise sur le premier album Infinite Faces, œuvre composée de douze pièces, dessinant une riche palette d’odeurs et de goûts, une vision assez moderne de l’environnement complexe de l’homme, de la dualité « Humain / machine » qui en découle. Pour cela, la musique de Würm est variée à l’extrême, des passages schizophréniques et énervés au hardcore pur et dur, le tout surfant sur des sonorités cyber électro synthétiques à la The Kovenant. La rencontre entre une musique à l’énergie maximale et des moments de calme atmosphérique rend la chose encore plus intéressante. Sans limite sonore, le groupe dévoile des lignes vocales variées, entre cris, shouts et lignes atmosphériques, sachant s’adapter selon le sentiment dégagé par la musique.

Avec toute cette hétérogénéité et ce mélange d’idée, il faut avouer que Würm s’en tire bien. Si les intonations graves et dramatiques sont bien exprimées ("Würm" et "Ten Faces"), celles plus légères le sont tout autant, comme le premier "Sex Starved". Celles plus technoïdes et barrées ("Get Eighty Sixed") surprennent au départ mais finissent elles aussi par bien passer. Surtout des claviers assez sympa viennent conclure le titre dans une toute autre ambiance que celle du début. La difficulté de cet album est que s’il parvient à se montrer homogène dans l’ensemble, il laisse traîner parfois des questions, des irritations, des frustrations. Aussi, le timbre du chant est majoritairement dans une intonation ‘jeune’ (exemple : "Geek Basher"), et spontanée, cassant un peu le pouvoir d’une ligne musicale assez sombre et expressive. Il faut s’y habituer et parfois savoir lire entre les lignes.


Nul doute que le combo parisien se démarque sur scène. Sa musique est écrite pour les planches, et cela s’est déjà vu avec leur troisième place au Metal Battle International du Wacken Open Air 2006. En tout cas, Würm est un groupe ouvert, aux registres différents dans la grande majorité bien assemblés, à la pêche et au son de haut niveau. Reste à convaincre un public vite irrité par ce style de musique explosive, capable aussi de passer d’un thème à un autre sans perdre le fil directeur. Le moteur de Würm est en marche, poussez-vous !


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