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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Sabathan
(basse+chant)

-Nornagest
(batterie+guitare)

-Neibros
(guitare)


TRACKLIST

1)Satan's Realm (Intro)
2)The Ultimate Horde Fights
3)Ha Shaitan
4)Evil Church
5)The Antichrist Summons The Black Flame
6)The Forest Of Nathrath
7)Dusk Of Forgotten Darkness
8)Throne Of Purgatory
9)When Horny Flames Begin To Rise
10)Hertogenwald
11)Final Armageddon (Epilogue)

DISCOGRAPHIE


Enthroned - Towards The Skullthrone Of Satan
(2004) - black metal - Label : Metal Blade Records



Avec un titre d’album aussi explicite et une pochette dont le dessin est la parfaite illustration de ce titre, on peut légitimement penser que les reproches de grand guignol du black metal qui sont attribués au groupe sont justifiés. En effet, le tombage dans le cliché est ici maître et il peut prêter à sourire. De là à dire que le groupe est un pantin désarticulé, il y a un pas que je ne franchirai pas. Aussi risible que soit sa démarche, elle peut être sincère. Toutefois, nos préoccupations sont loin de s’en restreindre à ce niveau. Occupons-nous plutôt du plus important, du seul point important, la musique.

Car être ridicule n’a jamais empêché un groupe de faire de la super musique (cf. Immortal ou n’importe quel groupe de viking metal). Cette affirmation a quelques raisons de prendre sens dans le cas de ce Towards The Skullthone Of Satan. Car si le côté ridicule est là, le côté musical est bon aussi. Pas mystifiant comme Immortal peut l’être, mais vous passerez indubitablement un bon moment si vous êtes amateur de black metal pur et rapide. En plus Enthroned sait manier les instruments et propose à ce titre des riffs relativement nombreux et assez bons dans leur genre. Les soli sont de la partie et c’est une petite originalité dans ce genre si peu friand de l’exercice (pourtant Bathory excellait en la matière…). Les variations de rythmes sont là aussi, à un niveau moindre toutefois, mais elles seront toujours agréables à subir. Franchement, Enthroned applique à la lettre tous les préceptes du black illustré mais il le fait avec suffisamment de talent et d’indépendance pour ne pas sombrer dans le misérabilisme total.

D’ailleurs à cause de ça, le groupe se décrit très rapidement. Du black bien pur agrémenté de rares finesses (soli, apparition très sporadique de la guitare sèche et chœur sur "Hertogenwald"). C’est facile et ça colle bien à l’esprit du groupe. Bon bien sûr, ce serait passer sous silence que les compositions sont tout à fait recommandables et qu’en plus elles tiennent la route sur tout l’album. Car non content d’être très fidèle à son genre d’appartenance, le groupe est très stable dans son inspiration. Les chansons sont autant de brûlots bien black et très homogènes. Il est difficile de clairement citer une piste qui sort du lot. Que ce soit en bien ou en mal.

Elles maintiennent un bon niveau tout au long de l’album et nous n’aurons pas à nous plaindre d’un quelconque essoufflement ou de titres remplissage. D’un autre côté, ce n’est pas comme ça qu’on s’emportera dans un enthousiasme démesuré. C’est à ce prix qu’on applique les codes sans génie. On peut faire de la bonne musique comme il est ici le cas, mais on ne fera pas de compositions impérissables. Enthroned œuvre dans la catégorie bon petit soldat et c’est tout à son honneur. Il ne sera jamais général. D’un autre côté, il ne sera jamais troufion de base au moins.


Et nous avec tout ça on se retrouve avec un album solide de bout en bout. Rien de génial non plus, mais très honnêtement, on ne s’ennuie pas pour un pet sans l’écouter trop souvent. Enthroned, ça fait du bien, et c’est déjà pas mal.


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