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CHRONIQUE PAR ...

8
Alexis KV
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Tom Angelripper
(chant+basse)

-Bernemann
(guitare)

-Bobby Schottkowski
(batterie)

TRACKLIST

1)Blood on Your Lips
2)Wanted Dead
3)Buried in the Justice Ground
4)City of God
5)Bibles and Guns
6)Axis of Evil
7)Lords of Depravity
8)No Captures
9)Lay Down the Law
10)Nothing to Regret
11)The Enemy Inside
12)Kamikaze Terrorizer

DISCOGRAPHIE


Sodom - Sodom
(2006) - thrash metal - Label : SPV



En voilà un album qui recèle une surprise de taille, et quelle surprise! Après vingt années passées au service d'un thrash sans compromis, Sodom choisit de se réinventer avec cet album homonyme qui risque d'en déstabiliser plus d'un. Finies les rythmiques directes et agressives, l'heure est aux mesures asymétriques et aux compositions à tiroirs, ou des instruments inédits pour le groupe, comme le mellotron et la harpe celtique côtoient des percussions congolaises et une orgue Hammond assurées par Jon Lord en guise de guest-star. Et c'est sans compter le chant féminin et l'orchestre symph...
«
- Coupeeeeeeez! Non, mon petit, ça manque de conviction là, de vécu. C'est pas mal, mais je veux voir briller dans tes yeux cette flamme qui anime les gens qui viennent d'avoir la Révélation, tu vois ce que je veux dire, coco? Allez, une demi-heure de pause, histoire que tu puisses bien t'imprégner de ce que je viens de dire, et on la refait.
»


Hum, toutes mes excuses, je suis en plein tournage d'un film de science-fiction, «Sodom fait du prog, avec un Ian Gillan qui a réappris à chanter». Nous disions donc, le nouveau Sodom. Contrairement à ce que laissait supposer cette intro digne d'un mauvais poisson d'avril, aucun changement notable à signaler chez l'Oncle Tom et sa bande, et cet album éponyme se situe plus ou moins dans la lignée de la précédente livraison, M-16. Le Sodom des années 2000 est légèrement plus posé que par le passé, préférant miser sur le mid-tempo accrocheur plutôt que les doubles croches speedées et les rythmes frénétiques. Mais il ne faut pas penser pour autant qu'il ne reste plus de poudre dans les poudrières, comme le démontrent "Blood On Your Lips", "Wanted Dead" et surtout l'excellent "Lords Of Depravity", mettant en avant la face la plus sauvage et agressive du groupe.

Pour ce qui est des compositions au feeling plus heavy, l'impression qu'elles laissent est nettement en-deçà de ce à quoi on pouvait s'attendre après M-16, où ce genre de titres faisaient les meilleurs moments de l'album. Pas grand-chose sur Sodom pouvant vraiment rivaliser avec "Napalm In the Morning" ou "Marines", si ce n'est peut-être "Axis Of Evil", inspiré de l'expression lancée par un texan bien connu et proposant un excellent break acoustique où Angelripper démontre une fois de plus sa capacité à exprimer une rage contenue. La faute en revient peut-être à une production très crue, avec un son de guitare égalisé dans les aigus et doté d'un grain très prononcé, desservant quelque peu ce genre de chansons. Pour le reste, quelques passages sympa, comme les tremolos fleurant presque le black metal ("City Of God" et "Lay Down The Law"), quelques couplets murmurés sur fond de section rythmique, un peu de guitare acoustique... Bref pas vraiment de quoi pavoiser.


Sodom propose donc un album plutôt correct, mais dont le contenu ne pourra vraiment exciter que les fans de thrash les plus convaincus, car les autres pourront difficilement retenir un bâillement à l'écoute de chansons un peu trop convenues comme "Bibles And Guns", "No Captures" ou "Nothing to Regret" ou d'autres en demi-teinte, comme "City Of God", "Buried In The Justice Ground" et "The Enemy Inside". Petite baisse de régime pour un groupe qui mérite quand même nettement mieux. Ils devraient y penser, à cette histoire de mesures asymétriques et de mellotron pour la prochaine fois...


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