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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Thomas Backelin
(guitare+chant)

-Hjalmar Nielsen
(guitare)

-Anders Backelin
(basse)

-Micke Backelin
(batterie)

TRACKLIST

1)Prolusio: Acies Sigillum
2)Sons Of Belial
3)Chariot Of Fire
4)Abysmal Hate
5)Legio Inferi
6)Mark Of The Beast
7)Armageddon Revelation
8)Scythe Of Death

DISCOGRAPHIE


Lord Belial - The Seal Of Belial
(2004) - black metal - Label : Regain Records



Lord Belial nous offre encore un album, son cinquième (sans compter la démo et les mini-CD). Comme tout ce qui vient de Suède, la prudence et l’attention se donnent rendez-vous, et nous attendons d’écouter avec concentration le résultat. The Seal Of Belial est un bon album de Lord Belial, à cela près que la horde se calme un peu et que le Heavy prend ses ampleurs, même si l’ambiance générale reste dans le ton d’un black metal musclé inspiré par la bête et les étoiles à cinq branches.

Restons dans le conventionalisme conceptuel avec The Seal Of Belial, règle à laquelle n’a jamais dérogé le groupe, servant éternel d’une cause toujours source d’inspiration. Depuis ses débuts, Lord Belial n’a pas eu l’occasion de prouver qu’ils pouvaient sortir un album en dehors du lot des productions ambiantes. C’est encore le cas avec cet album dans la bonne moyenne sans plus, point. D’un black sans concession à des influences plus épiques, The Seal Of Belial se veut plus aéré, plus heavy, faisant même appel de temps à autre ("Scythe Of Death") au chant féminin, tout en gardant le soucis de jouer une musique sombre et violente. Dès l’introduction (première partie de "Prolusio…"), les arpèges de guitare acoustique sont accompagnés d’une voix (vive le pitch!) narrative. Le tout s’accélère progressivement pour aboutir sur un black metal très rapide et typiquement nordique (c’est à dire sans changement de note toutes les demi secondes). Le chant est correctement placé même si on l’eut espéré plus ‘original’ ou prégnant pour un groupe qui a déjà de la bouteille.

"Sons Of Belial", tout comme "Chariot Of Fire", est basé sur un mid tempo, parfois lent même avec un bon travail à la basse et à la dualité harmonique des guitares. Lent, donc, même parfois trop… On croyait écouter une nouvelle offrande ultra brutale et qu'on se surprend à apprécier cet album tranquillement sans jamais frissonner. Les ambiances sont travaillées et les riffs s’enchaînent sans manque de cohésion apparent. On se sent déjà un peu plus heurté avec "Abysmal Hate" même s’il faut du temps à la machine pour se lancer. Une fois fait, la caisse claire à fond, l’ambiance trempe dans un black entrecoupé de breaks limpides. Il s’agit de la nouvelle voie que choisit de prendre Lord Belial, partant de bases solides et sombres, soutenant des leads très mélodiques.

Les claviers entrent en jeu avec "Legio Inferi" pour une musique encore mid tempo, très correctement inspirée avec quelques passages très sympas où le chant féminin se colle aux montées de claviers. Puis toujours, le petit solo pour faire la différence, même si avouons-le, parfois inutile. Le refrain de ce titre vaut à lui seul la peine d'écouter ce titre. "March Of the Beast" s’approche plus d’un Mystic Circle jouant la carte du heavy, quelques claviers en moins. A défaut de manger du brutal, il conviendra de s’arrêter sur un titre dont l’ambiance mérite de longues et répétitives écoutes. A partir d’une base rythmique et harmonique, où la basse prend toute son importance, le chant vient greffer un peu plus d’obscurité à l’ensemble, répétitif, mais pas ennuyeux. L’impression de regarder un paysage désertique, dévasté par une destruction plus ou moins finale pour tout ce qui est sur Terre, est très présente.


Pour finir, "Scythe Of Death", qui a fait l’objet d’un mini-CD en 2003 vient conclure très correctement l’album par une longue ballade métallique mélancolique où se mêlent guitares acoustiques et riffs metal. Lord Belial nous a préparé un album changeant, peut-être un peu trop à vitesse ralentie, mais qui a le mérite de présenter des compositions construites et teintées d’un peu plus de personnalité que par le passé. Intéressant donc, mais pas surprenant.


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