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CHRONIQUE PAR ...

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Blackmore
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 17/20

LINE UP

-Neal Morse
(chant+guitare+claviers)

-Alan Morse
(guitare+violoncelle)

-Ryo Okumoto
(claviers)

-Dave Meros
(basse)

-Nick D'virgilio
(batterie)

TRACKLIST

DISQUE 1

1)Made Alive / Overture
2)Stranger in a Strange Land
3)Long Time Suffering
4)Welcome to NYC
5)Love Beyond Words
6)The 39th Street Blues (I'm Sick)
7)Devil's Got my Throat
8)Open Wide the Flood Gates
9)Open the Gates Part 2
10)Solitary Soul
11)Wind at my Back

DISQUE 2

1)Second Overture
2)4th of July
3)I'm the Guy
4)Reflection
5)Carie
6)Looking for Answers
7)Freak Boy
8)All is Vanity
9)I'm Dying
10)Freak Boy Part 2
11)Devil's Got my Throat Reprise
12)Snow's Night Out
13)Ladies and Gentlemen, Mister Ryo Okumoto on the Keyboards
14)I Will Go
15)Made Alive / Wind at my Back

DISCOGRAPHIE

The Light (1995)
V (2000)
Snow (2002)
Spock's Beard (2006)
X (2010)
The Oblivion Particle (2015)

Spock's Beard - Snow
(2002) - rock prog - Label : Inside Out Music



Un nouveau Spock's Beard est toujours très attendu. Quand en plus il s'agit d'un double concept album encensé dès sa finition par mister Mike Portnoy himself, alors cela devient un véritable événement. Quand on apprend un peu plus tard que Neal Morse, principal compositeur du groupe et leader charismatique quitte la scène de la musique peu de temps après la sortie de l'album, là ça devient un événement historique pour l'histoire du rock progressif. Car oui Spock's Beard est un groupe important. Ne serait-ce que parce qu'il a contribué au retour du progressif sur le devant de la scène grâce a sa notoriété croissante au fil des ans. Je ne vais pas revenir sur les débats houleux des amateurs de prog concernant l'intérêt intrinsèque d'un groupe comme celui-ci, souvent accusé de plagiat vivant du rock prog 70's. Car cela serait d'une grande injustice envers Neal Morse qui a toujours joué ce qu'il aimait par pur passion et ce (c'est indéniable) avec grand talent.

Je vais donc me concentrer uniquement sur Snow. La première chose qui m'a choqué avec ce disque c'est le champ émotionnel qui parcoure toute l'œuvre. En choisissant de raconter l'histoire d'un être pas tout a fait commun, Spock's Beard s'imposait de décrire ses émotions… ses joies et tristesses au fil de l'histoire. Et ce n'était pas forcément gagné d'avance, car j'ai toujours trouvé Spock's Beard plutôt faible quand il s'agissait d'emprunter les voies de la tristesse et de la mélancolie…et pourtant un morceau tel que "Love Beyond Words" avec son final au piano (mélodie magnifique reprise avec tout autant de talent sur "All Is Vanity")a tôt fait de me convaincre. Spock's Beard comble ainsi enfin un manque qui m'a toujours gêné. L'autre chose qui m'a tout de suite interpellé est l'homogénéité du tout. On suit bel et bien une histoire musicale avec ses moments épiques, ses moments de calme, ses moments de doute ou de folie. Un peu comme Snow, le héros d'ailleurs… un peu comme nous aussi. Tout s'enchaîne donc logiquement et d'une façon très fluide.

C'est aussi le disque rêvé pour Spock's Beard de varier les plaisir et de nous montrer toute l'étendue de son spectre musical. Nous aurons donc droit au prog classique sur certaines parties, aux fameuses harmonies vocales gentle giantienne(qui sont toujours un grand plaisir),aux morceaux plus rock, aux parties plus pop et autre passages plus originaux voir expérimentaux comme la suite instru "Snow's Night Out/Ladie and Gentlemen" etc… On notera aussi la présence au chant de Nick D'Virgilio (le batteur… successeur possible au chant pour la suite ? l'histoire se répèterait-elle ?) sur les très pop (mais pas forcément mauvais… c'est surtout une histoire de goût, pour ma part j'aime bien)"Carie" et "Looking For Answers". On constate aussi que les amateurs de morceaux instru pur et dur seront certainement déçu par le disque qui n'en propose qu'un nombre limité… mais excellents.

Il y a encore beaucoup de choses à dire sur un disque comme Snow et pour l'instant je n'ai pas de grosses critiques a émettre. Pourtant un point me tracasse…empêchant ce concept album de s'asseoir aux cotés des chef d'œuvres absolu du genre. L'histoire…oui l'histoire de Snow, de cet albinos au pouvoir surnaturel. Une histoire bien pratique pour un concept album mais d'un intérêt limité puisque c'est une histoire déjà vue et revue sous d'autres formes. Ainsi le paradoxe s'installe ici. Et oui ! ce n'est pas tant dans la musique mais dans l'histoire que l'originalité fait grand défaut selon moi!! Dommage, dommage… en suivant une autre voie je pense que Neal Morse aurait sorti le meilleur de lui-même et aurait pu définitivement clouer le bec a ses détracteurs.


Pour résumer, Spock's Beard nous livre là un superbe album. Ce n'est certes toujours pas ici que nous pourrons crier au bouleversement du genre ! Mais c'est fait avec grand talent et professionnalisme. Sans doute le meilleur album du groupe et un des albums importants de l'année même si certains points déçoivent l'amateur. Bien sûr on espère que l'aventure Spock's Beard continuera mais sans Neal Morse au commande rien n'est moins sûr. Un Neal Morse qui fut particulièrement inspiré notamment sur "Wind At My Back" qui clôture les deux disques de ce Snow d'une bien belle manière. La fin d'une époque.


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