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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été mise en ligne le 22 novembre 2008
Sa note : 11/20

LINE UP

-Kim McAuliffe
(guitare+chant)

-Jackie Chambers
(chant)

-Enid Williams
(basse+chant)

-Denise Dufort
(batterie)

TRACKLIST

1)Everything's the Same
2)From the Other Side
3)I Spy
4)Spend Spend Spend
5)Whole New World
6)Just Another Day
7)Legend
8)Still Waters
9)Metropolis
10)Don't Mess Around
11)Zeitgeist
12)Don't Talk to Me
13)I Spy (Dio/Iommi mix)
14)Emergency
15)London

DISCOGRAPHIE

Legacy (2008)

Girlschool - Legacy
(2008) - hard rock - Label : SPV



Girlschool s'était reformé en 1996 avec un album live à la clé, et depuis plus rien ou presque (seulement un album studio, Believe, sorti en 2004). Un silence de mort, quelques concerts à droite à gauche et basta. Girlschool a longtemps été considéré comme l'équivalent féminin de Motörhead, aussi bien pour leur hard rock que pour leur attitude « sex, drugs and rock 'n roll ». Et avec Legacy, bingo, Girlschool tape en plein dans le mille avec "Everything's the Same" et "From the Other Side", inutile de s'inquiéter de leur état de santé.

C'est sûr, ça va nous changer de Motörhead avec leur livraison une fois tous les deux ans. Attention toutefois à ne pas se réjouir trop vite, ce disque de Girlschool est sorti chez SPV. Donc qui dit SPV dit sonorités modernes et metal, et ce quel que soit l'artiste ayant signé chez eux. On est allemand ou on ne l'est pas. Et dès que Girlschool se la joue « metal », c'est le drame, on se retrouve avec des morceaux banals, quelconques, que ce soit la tentative foireuse de rap sur fond de gros riffs ("Whole New World") ou ces mélodies que l'on croirait empruntées à la vague After Forever, Epica, Within Temptation, les claviers en moins ("I Spy"). Aïe aïe aïe, ce chant « lyrique » qui aligne les clichés « metolz », on n'y croit pas du tout. Quand les Girlschool se dispersent comme ça, ce n'est jamais bon. "Just Another Day" avec ses riffs « punk californien » donne l'impression d'écouter le dernier Offspring. Restent les mid-tempos aux refrains entêtants ("Spend Spend Spend", "Legend"), sympathique tout ça même si on ne peut s'empêcher de se dire que Lauren Harris aurait fait aussi bien !

A croire qu'elles ne sont bonnes que lorsqu'elles font du Motörhead allégé comme sur le rapide "Don't Mess Around". Et encore, les deux reprises de Motörhead (original non ?) n'ont pas un grand intérêt : "Metropolis" tout d'abord, avec Fast Eddie Clarke en invité (ça ne rigole pas !), pas sûr que ce titre-là soit le plus adapté à leur style. Peut-être qu'un "All For You" ou "No Voices in The Sky", plus mélodique, aurait été plus approprié. Sinon, "Emergency", une face B de l'époque Ace Of Spades, un titre que Motörhead n'a jamais joué en concert, loin d'être ce qu'ils ont fait de mieux d'ailleurs et la version de Girlschool ne rehausse pas le niveau. Pourtant, cela fait un moment que les miss jouent "Emergency" en concert, m'enfin. Visiblement, Ac/dc fait des émules puisque Legacy contient aussi 15 chansons (enfin 12 normalement, dont 3 en bonus), ça fait beaucoup. "I Spy" apparaît dans une autre version, avec Tony Iommi et chantée par Ronnie James Dio en personne, lequel parvient avec sa seule voix à transcender le refrain. Et le meilleur pour la fin, Lemmy himself chante sur "Don't Talk to Me" et là, attention, ça cartonne ! Quelle tuerie, impressionnant ! C'est bien simple, ce titre là est plus rock 'n roll que tout ce qu'a pu faire Motörhead ces 8 dernières années, rien que ça !


Avec "Don't Talk to Me" et "Still Waters", il y a de quoi reprendre espoir, les Girlschool ont encore de la ressource. L'énergie est bien là, du moment qu'elles font du rock 'n' roll, tout baigne ! Dommage que Legacy s'entête dans un metal bas de gamme à plusieurs reprises et que l'album soit aussi irrégulier. Pas mauvais mais Girlschool a déjà fait bien mieux.


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