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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Joakim Kristensson
(chant+instruments)

-Dennis Ekdahl
(batterie)

TRACKLIST

1)Doomsdaylight
2)Bleed Your Wounds
3)Season of Huge Mortality
4)Daughter of Chaos
5)Words of Prey
6)The Fifth Angel
7)Evolution's End

DISCOGRAPHIE

Doomsdaylight (2005)

Rutthna - Doomsdaylight
(2005) - black metal - Label : Black Lodge



Rutthna débuta comme one man band en 2003 avec Joakim Kristensson du non moins connu combo Thyrfing. Après la réalisation d’une démo Decomposing Eve, Dennis Ekdahl de Raise Hell rejoint les rangs du groupe, donnant naissance en cette année 2005 à Doomsdaylight, un travail sombre et intéressant. Après une intro assez glauque, la musique débarque en mid tempo avec des riffs assez dynamiques, très nordiques. On pourrait penser à du Celtic Frost, mélangé à du black des débuts, c’est-à-dire simple, plus porté sur l’atmosphère que sur la démonstration.

Ne faisant pas fi de quelques claviers, Rutthna parvient à glisser dans son metal une touche nostalgique et pensante assez forte. Pour être plus précis sur le style joué par Rutthna, il suffit simplement d’imaginer ce qui se fait de sombre dans le black/doom/death, avec un son mine de rien assez cru même si la production ne présente aucun défaut. On pourrait même dire que pour de l’underground, c’est assez réussi, rappelant ici et là Forgotten Tomb, Celtic Frost, Darkthrone… Tout au long de l’album Doomsdaylight ; comme sur "Daughter Of Chaos" ou encore "Bleed Your Wounds" ; la pesanteur s’installe tout en développant quelque chose d’assez agressif et dur. Soit, pas toujours de la plus originale manière qu’il soit, les lignes de guitares développent tour à tour des harmonies et arpèges qui tournent de manière cyclique sur lesquelles viennent se greffer quelques claviers.

"Season Of Huge Mortality" possède un caractère tout autre que les autres titres de cet album, tout simplement parce qu’il est plus black metal, plus rapide et surtout parce qu’il a une personnalité plus extrême et onirique, soutenue par quelques passages de claviers non loin de celles que pourraient aborder Summoning ou encore Thyrfing. Ce dernier titre permet assez aisément de s’évader bien loin d’ici. C’est aussi le cas de "Words Of Prey", spécimen centré sur un riff bas placé sur lequel se développe toute une ambiance doom à souhait, dirigée par un chant écorché. Le chant de Rutthna est d’ailleurs un point fort, mêlant un coté sincère et cru.

Parfois, on peut se laisser distraire par des passages un peu inutiles et répétitifs, même si l’on sait que Rutthna joue en partie sur cette récurrence. Mais rien de grave. On notera juste quelques titres un peu moins prenants que d’autres, comme l’éponyme "Doomsdaylight", trop rock à mon goût ou encore "Daughter Of Chaos", parfois trop épuré. La pochette assez sombre et minimaliste permet assez aisément de savoir de quel bois se chauffe ce groupe tout au long de ces presque quarante minutes de musique.


Premier album pour Rutthna, signé chez Black Lodge Rcds (Dissection, Eternal Oath…), Doomsdaylight possède de bonnes dispositions pour plaire à un public avide de sensations sombres et métalliques, sans tomber dans l’ultra-rapide. En tout cas, cette image assez décadente et sans concession est celle que développe naturellement Rutthna. Pas d’avant-gardisme, mais une musique assez touchante et torturée dans l’ensemble, et tout ça, des mains d’un duo…


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