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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Gérard Fois (chant+guitare)

-Christophe Offredi (guitare)

-Nicolas Jeanpierre (basse)

-Sébastien Vibert (claviers)

-Alexandre Stellini (batterie)

TRACKLIST

1)The Masks Will Fall
2)Guardians
3)All We Are
4)New World
5)Real
6)Secret Place
7)Beyond (The Golden Gates)
8)Prelude
9)Back Into The Light (Renaissance)
10)Morphoenix
11)The Moon King

DISCOGRAPHIE


Eternal Flight - Positive Rage



Groupe né de l’effondrement d’une gloire du pays, Dream Child, Eternal Flight repose sur son chanteur Gérard Fois. Le nom du groupe, de l’album ainsi que la pochette de celui-ci (un mec avec la tête et les ailes d’un aigle au milieu du feu, vraiment ridicule) laisse entrevoir le pire du true metal. Fort heureusement, ce n’est pas le cas. On a échappé au pire. Le groupe évolue plutôt dans une sorte de speed power metal un poil prog. Sorti de cette jolie description, ça reste du metal des familles qui ne fait rien avancer. Ne cherchez pas la nouvelle sensation qui fera avancer le genre, elle n’est pas là.

Le groupe propose donc à ses auditeurs de bon vieux riffs heavy/power associés à un chant haut perché. Si vous n’aimez pas les aigus, vous feriez mieux de tout de suite passer votre chemin car le sieur Fois en use abondamment. On se croirait retourné aux temps magiques (pour le heavy) des années 80 où la couille broyée était la norme. Alors là tout de suite, on sait qu’on ne s’adresse qu’à un public de pur heavy metalleux (enfin, ce que ça englobe donc le speed et le power). Vous vous retrouverez par conséquent sur un terrain bien connu avec riff–refrain–riff–solo and so on. Franchement, on nage en plein cliché. Le groupe suit le manuel du parfait groupe de metal à la lettre et ne daigne pas voir ailleurs si il y a d’autres possibilités. Ma foi, ce n’est pas condamnable en soi. Tant qu’à faire de la musique, autant faire ce qu’on sait faire (vous voulez encore plus de "faire"?) de mieux.

Le problème vient quand on rentre tellement dans les codes que ça en devient étouffant. La musique n’est pas mauvaise mais elle devient immensément clichesque si bien qu’on a l’impression de l’avoir entendue et réentendue des dizaines de fois. Heureusement, on a un (très) petit bol d’air frais sur l’intro de "All We Are" qui égraine délicatement un arpège tout en douceur et des claviers pas mal du tout. Tenez, pour l’anecdote, un riff de la chanson est une totale repompe du premier riff de "Metropolis Part 1". On se consolera aussi avec la power ballade "Secret Place" et son rythme au clavier lancinant. Parfait pour emballer de la metalleuse. Il faut maintenant parler du chant qui est une caractéristique essentielle puisque le groupe s’est bâti autour du chanteur. Il est juste, il n'y a pas de problème. Il vole haut, là aussi, pas de problème. Mais le timbre de voix particulier peut en rebuter certains. C’est dit.

Honnêtement, il est bien difficile de parler d’un groupe qui accumule à ce point tout ce qui a fait le metal traditionnel. Car ces gens ne sont pas dénués de talent, loin de là, les différents soli de guitare sont maîtrisés, les riffs ne sont pas dégueux, le batteur est carré etc. Mais il faut se rendre à l’évidence que le groupe vit dix ans en arrière. Il a piqué quelques idées du speed au passage (le rythme par moment et les claviers) mais il se contente de resservir une formule connue de tous. Les fans du genre eux peuvent voir un groupe qui assure sa partition sans coup férir, mais il faut qu’ils ne soient vraiment pas à la recherche d’originalité. En plus, le disque est vraiment long: plus d’une heure!


Alors voilà, du metal bien fait, par des personnes compétentes, mais vraiment trop cliché pour attirer l’attention du badaud. Hop, on passe à autre chose.


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