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CHRONIQUE PAR ...

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Cosmic Camel Clash
Cette chronique a été mise en ligne le 30 janvier 2009
Sa note : 5/20

LINE UP

-Bishop
(chant)

-Baldi
(guitare)

-Artex
(guitare)

-Conan
(basse)

-Starbeam
(batterie)

TRACKLIST

1)Turn Off the T.V, Shut the Magazine
2)One Hand for the Knife, One Hand for the Throat
3)We've Got Them Where We Want Them
4)Swimming in the Sea
5)Tick Tock,Tick Tock
6)In the Hive of Complication
7)Jupiter Sheep Farm
8)Do You Hear That Wolf?

DISCOGRAPHIE


Tangaroa - One Hand For The Knife, One hand for The Throat
(2008) - barré inclassable qui fait mal - Label : Anticulture




Radiateur poussin grimper chaise rampe soleil neveu siège collier lentement growl courant touche sensiblement vit technique clôture lumière ongle table. Lunettes magazine tasser montre manteau mur pylône katamari ? Souris screaming casque valise soupirer boire triste frisé jeu vögel ! Dossier raton-laveur again faire peluche vitesse dissonance abuelo ventilation glasnost... Majuscule sensei cigarette, ampersand transport courir kawai silencio peau bidet Vorhaut ! Escâner ! @%ùµ*£$ ! &"#+}*-+!!!!!!! ?! :/


Tangaroa est un groupe insupportable qui fait du bruit. Afin d'anticiper toute attaque du genre « ouais, mais si on est hermétique au genre faut pas chroniquer », votre serviteur tient à rappeler la joie immense qu'il a pu éprouver à l'écoute de certains albums totalement hermétiques et barrés, comme le très bon Pain Necessary To Know d'Ephel Duath ou l'immense As Everything Is A Tragedy de Comity. Le fait de balancer un milliard d'informations à la seconde et de briser tous les codes existants peut donner naissance des moments d'une intensité incroyable dans lesquels le chaos sonore prend un sens nouveau et emporte l'auditeur vers des contrées inexplorées. Sauf que là, non. Cet album est anti-musical, c'est un enchevêtrement constant de hurlements, de breaks, de riffs dissonnants et de déferlement de batterie. Une source de souffrance dans laquelle tout se ressemble sans cesse, où rien ne se détache et où la seule démarche identifiable est de proposer la musique la plus laide possible.

Alors évidemment la technique est incroyable, le son est massif, le chant écorché hyper balaise... mais aucune émotion ne transpire de tout ça. Même négative. On attend le moment où on va être saisi de malaise, ou ce qu'on entend va faire naître en nous des sentiments glauques, voire entrer en résonnance avec cette part de folie qui nous habite tous. Mais non. On a juste envie que ça s'arrête, et sûrement pas à cause d'une quelconque catharsis. Juste parce que la musique de Tangaroa est l'équivalement d'un marteau-piqueur sous la fenêtre ou d'une porte qui grince. C'est juste lourd. Et encore une fois le problème ne vient PAS de la démarche, il vient de la musique issue de cette démarche. S'il suffisait de balancer des pans de technique hystérique pour faire de la musique expérimentale ambitieuse ça se saurait... pour reprendre la célèbre critique de Xénakis face au sérialistes intégraux, c'est tout de même bien dommage d'avoir mis en place un système de composition et d'exécution si complexe quand le résultat donne l'impression d'être totalement aléatoire.


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