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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11.5/20

LINE UP

-Guillaume
(chant+guitare+basse)

-S.E.B.
(chant)

-Tristan Branger
(chant+berger)

-Dirk Verbeuren
(batterie)

TRACKLIST

1)1
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3)3
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20)20
21)21

DISCOGRAPHIE


Sublime Cadaveric Decomposition - Sublime Cadaveric Decomposition
(2001) - grindcore - Label : Bones Brigade



Bon, je fais les présentations ou rien que le nom vous a suffit à vous faire une petit idée du genre de musique que peuvent faire ces français ? Bon aller, je vous le dis quand même parce que je suis super sympa comme type, c’est du grind qu’ils font. Et du grind gore si on veut être précis. A la limite c’est presque du brutal grind gore … euh je me demande tout d’un coup s’il n’y a pas un petit pléonasme dans cette expression. M’enfin c’est pas grave. Tout d’abord je tiens à préciser que j’ai appelé cet album Sublime Cadaveric Decomposition comme j’aurais pu l’appeler « les fleurs c’est doux et ça sent bon » puisque nos gaillards n’ont pas daigné lui donner de nom, pas plus d’ailleurs qu’aux chansons de l’album vu que vous aurez beau chercher dans le livret, vous ne trouverez pas la moindre trace de nom de chanson … des vrais de vrais ces gars.

D’ailleurs je me demande s’ils ne sont pas allés jusqu’à ne pas faire de textes carrément puisque les vociférations et autres cris ou beuglements présents sur la musique ne me semblent pas vraiment être le résultat de paroles mais plutôt de bêtes cris qui n’ont pour but que de rendre la musique plus brutale. Remarquez, ce n’est pas un mal puisque de toute façon d’une on comprend jamais rien à qu’est-ce qui disent quand ils « chantent » et de deux les textes sont ptet des fois tordants (cf Gronibard) mais la plupart du temps ils avancent pas le schmilblick.

Concernant le son, il est vraiment ultra lourd. Les guitares sont sous accordées au possible et elles sont du coup vraiment écrasantes. Et le chant n’arrangent rien puisqu’il est plutôt tantôt super grave tantôt moyen grave … D’ailleurs ce chant est vraiment difficile à décrire, il faut vraiment l’entendre pour comprendre de quoi il en ressort, mais sa caractéristique principale est bien qu’il n’est qu’une accumulation de déchirance vocale. Nous avons donc bien affaire à du grind pur jus puisqu’en plus nous avons droit à 21 pistes pour une durée très raisonnable de 30 min. Pas d’erreur sur la marchandise. Pourtant, contrairement aux Blockheads qui arrivent à maintenir une sorte de diversité tout au long de l’album, Sublime etc … manque de cet apport d’air frais. Certes la brutalité se fait de tous les instants et aucun répit n’est proposé, surtout avec ce son de guitares si massif, mais il n’empêche qu’on ressent une lassitude au bout d’un certain quota. C’est bizarre, j’ai pas foncièrement l’impression que la musique soit largement plus mauvaise que celle des Blockheads (oui il s’agit de mon seul point de comparaison) mais il y a un mauvais arrière-goût en bouche. J’ai l’impression que cette sensation de redondance, en plus de riffs qui ont tendance à se répéter, vient de la production et de cette lourdeur écrasante des guitares qui fait qu’on arrive pas à toujours bien entendre les différences.

Malgré cela il faut reconnaître des qualités à l’ensemble. Tout d’abord la violence instrumentale est parfaitement maîtrisée, c’est bien carré. Et puis il y a quelques bons moments à passer au milieu de cette infernale pluie (très) acide. Des riffs arrivent à vous titiller le tympan mais malheureusement, comme dit précédemment ils reviennent un peu trop souvent, ou sous des formes trop similaires. Sinon la batterie déglingue ses fûts comme il se doit avec avalanche de blast beats ultra rapides, de roulement de double grosse caisse. Du grand brutal délivré comme il se doit. Par contre, pas de signe de la basse (c’est normal y’en a pas) et ça manque un peu.



Du grind bien brutal, normal, mais qui a tendance à se répéter et c’est ici le principal grief à faire à cette galette, outre le fait que le grind n’est pas accessible à tout le monde.


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