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CHRONIQUE PAR ...

40
Joe Le Hareng
Cette chronique a été mise en ligne le 10 février 2009
Sa note : 17/20

LINE UP

-Mathias Von Bugovitch
(chant+contrebasse)

-Missalex
(chant+guitare)

-Hellrick
(guitare)

-G*rom
(batterie)

TRACKLIST

1)Nosorrowland
2)Cruisin' Down to Hell
3)I Love You When You're Hot
4)Stupid Jerk
5)I'll Stay in Bed
6)Bargain
7)Poor Little Black Sheep
8)The Ballad of the Last Collapse
9)I Was Born Free
10)Back to Make You Pay
11)Mom's a Serial Killer
12)Top Hat Skeleton Party

DISCOGRAPHIE

Nosorrowland (2009)

Hystery Call - Nosorrowland
(2009) - rock Garage - Rockabilly - Rock n Roll qui swingue - Label : Autoproduction



En ces temps troublés où l'avenir est peu certain il est parfois bon de revenir aux vraies valeurs, celles du rock n' roll. Inutile de chercher plus loin : c'est exactement ce que nous propose Hystery Call. Un vrai rock n' roll jouissif, qui groove à mort et qui ne se prend pas au sérieux. Un rock n' roll qui fait taper du pied et branler du chef sans même s'en rendre compte. Bref un rock qui envoie. C'est pas bien compliqué : Hystery Call, c'est un mélange de tout ce que le rock a engendré de meilleur, servi par des musiciens qui ont usé leurs instruments sur un bon paquet de scènes et à qui on ne la fait plus. Alléchant, non?


Le moins que l'on puisse dire c'est qu'on n'est pas volé sur la marchandise avec Nosorrowland, le premier album du groupe. À la frontière de plein de bonnes choses, les Hystery Call délivrent leur « Garage-Psycho-Surf-Rock'n'roll » avec un plaisir communicatif et une énergie qui sent la salle de concert enfumée. À grands coups de riffs tendus, de petits gimmicks bien sentis et d'ambiances travaillées, les musiciens font vivre leurs morceaux qui deviennent autant d'histoires racontées par Mathias Von Bugovitch, le charismatique contrebassiste/chanteur. Balançant ses lignes de chant énervées avec une détermination punkisante, il colle parfaitement aux riffs gros et gras de la paire de gratteux, véritable force de ce sympathique combo. Parfaitement calés sur le batteur (G*rom, qui envoie des plans simples mais salement efficaces et groovy), les deux bourrins - dont une bourrine - marient à merveille le gros riff catchy, le plan blues-rock, le solo qui va bien et transcendent une formule qui a plus de 40 ans avec une inventivité frisant l'insolence. D'ailleurs la valeur ajoutée d'Hystery Call, c'est que non contente d'être une guitariste de talent, Missalex se révèle être une chanteuse « qui en a » et son timbre rocailleux, typiquement 60's-forme un mélange détonnant avec la voix de Mathias!

Un petit exemple? "Cruisin' Down to Hell". Petite bombe rock, le morceau brille par un refrain tonitruant où le mélange des voix fait des ravages. La formule se répète avec succès sur "I Love You When You're Hot" ou sur l'extraordinaire "Bargain". Passée une intro qui sent bon le Mississippi, le titre explose sur un boogie « from hell » où les riffs déboulent avec fracas et les lignes de chant nerveuses s'entremêlent : un futur grand moment live ! Même constat pour "The Ballad of The Last Collapse", "Mom's a Serial Killer" et "Back to Make You Pay", hymnes rock sans concession où les guitares tabassent et les fûts swinguent. Évidemment, il est difficile de tenir cette énergie sur tous les morceaux et certains titres sont un peu en dessous. Mais plutôt que de les citer, mieux vaut insister sur les bons points et ne pas oublier "I'll Stay in Bed", nonchalante ballade aux accents surf-music ou encore "Top Hat Skeleton Party", qui clôture notre BO « Tarantinienne » de la meilleure façon qui soit. La vamp à guitare sort le swing des grands soirs, sa voix se fait sexy en diable et quand les cuivres répondent aux guitares 50's de Hellrick, on s'y croirait!


Avec leur rockabilly musclé, leur énergie palpable et cette ambiance de série Z qui rôde à chaque coin de morceau, les Hystery Call ont parfaitement réussi à adapter leur univers scénique sur album. Consécration de 15 années passées à servir la cause du rock'n'roll sur les scènes d'ici et d'ailleurs, Nosorrowland propose 45 minutes de musique burnée, sans fioritures et délicieusement jouissive : à consommer sans modération.


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