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CHRONIQUE PAR ...

25
Guillaume
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Nick Barett
(guitare+chant)

-Clive Nolan
(claviers)

-Peter Gee
(basse)

-Fudge Smith
(batterie)

TRACKLIST

1)Saved by You
2)Lady Luck
3)Chase the Jewel
4)Elephants Never Grow Old
5)Red Shoes
6)Searching
7)Contact
8)Fly High Fall Far
9)Victims of Life
10)Dark Summer's Day
11)Excalibur
12)Fly High Fall Far (live)

DISCOGRAPHIE


Pendragon - The Rest Of Pendragon
(1991) - rock prog - Label : Toff Records



Attention car sous ce titre qui peut paraître trompeur (et qui le sera pour certains sans aucun doute), ne se cache pas un Best Of, mais, comme effectivement intitulé, un Rest Of. Les restes de Pendragon…. Une appellation un peu réductrice et qui risque d’en dire long sur le contenu de ce disque. Par reste, comprenez : vieilles démos, chutes de studio, extrait de lives inédits, et b-sides. Intérêt de ce genre d’album ? Limité pour la plupart des gens, mais plus courtisé par les fans. Enfin, bref, voyons voir ce que le CD a dans le ventre, avant de porter quelque jugement que ce soit.

"Saved By You", tout bêtement le premier morceau de leur deuxième album Kowtow dans une version plus ou moins identique, ouvre le recueil. Rien de folichon, une chanson correcte, assez représentative de la partie moyenne des débuts de Pendragon, refrain plutôt fédérateur, son de qualité médiocre, le tout sur un ton pop. Suit un "Lady Luck" déjà plus en adéquation avec ce que fait le groupe actuellement, ça s’écoute agréablement mais n’apporte franchement rien de vraiment exceptionnel. Sympa donc, mais sans plus. On se réoriente après vers le premier album avec un morceau sans doute issu des sessions studio de The Jewel, étant donné le son exécrable et le titre tout simplement : "Chase The Jewel". Autant vous prévenir de suite, rien de faramineux là dedans, bien au contraire, et ça dure 6 minutes en plus. A ranger dans le tiroir des chansons anecdotiques. La qualité est en hausse avec "Elephants Never Grow Old", introduit par de jolies arpèges en guitare classique, précédant un récital «pendragonien» du plus bel effet, qui n’innove pas mais qui n’en garde pas moins un certain charme. L’un des intérêts de l’album d’après moi. "Red Shoes" vient, là encore, nous rappeler l’époque des débuts. Rythmique et refrain entraînants, musique pop, sans génie mais assez sympa. Précisons que ce titre apparaît sur le tout premier Live du groupe, Live 9:15.

Le morceau suivant, "Searching" souffre d’une platitude latente, malgré son intro tout en flûte de pan assez réussie, avant que ne débute un autre morceau vraiment dispensable "Contact", qui entre tout à fait dans la ligne directrice de la plupart des albums de ce type, c'est-à-dire qu’il n’apporte absolument rien et laisse immédiatement entrevoir une compo bâclée. "Fly High, Fall Far", est disponible en bonus, sur certaines éditions de The Jewel, et se révèle, encore une fois, tout à fait dispensable, sans être catastrophique, donc à l’image du contenu global du CD. Décidemment, Pendragon nous ressort du déjà vu puisque encore un titre entendu sur The Jewel, apparaît ici, certes dans une version légèrement différente mais bon, quel intérêt... Ceux qui ont pu écouter le dernier Live Unplugged de Pendragon connaissent "Dark Summer’s Day", une jolie chanson, qui s’écoute gentiment, sans prétentions mais vraiment pas désagréable, même si la version acoustique est de bien meilleure qualité. Elle reste quoi qu’il en soit l’un des meilleurs moments de ce Rest Of. L’un des meilleurs moments car, enfin on a de quoi se régaler, avec l’instrumental "Excalibur", entendu sur le Live à Lille, du plus bel effet. Une longue procession qui devrait plaire aux amateurs de bon prog. Clôture avec une version live de "Fly High Fall Far", enregistrée au Marquee Club de Londres. Du remplissage en somme puisqu’on entend pour ainsi dire pas le public, et que la version est quasiment identique à l’originale.


Bref, rien de folichon dans ce Rest Of, qui porte assez bien son nom, même si l’on ne peut pas parler de catastrophe. C’est tout simplement un recueil de « restes », avec ce que cela implique au niveau de la qualité. En cherchant bien il y a quand même quelques bons morceaux, mais l’achat est réservé aux fans de chez fans qui cherchent absolument à se mettre quelque chose sous la dent…


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