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CHRONIQUE PAR ...

25
Guillaume
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 19/20

LINE UP

-Nick Barett
(guitare+chant)

-Clive Nolan
(claviers)

-Peter Gee
(basse)

-Fudge Smith
(batterie)

TRACKLIST

1)The Walls of Babylon
2)Ghosts
3)Breaking the Spell
4)The Last Man on Earth
5)Nostradamus (Stargazing)
6)Am I Really Losing You ?

DISCOGRAPHIE


Pendragon - The Window Of Life
(1993) - rock prog - Label : Toff Records



C’est en 1993 que sortira The Window of Life, soit 2 ans après The World, qui marquait une nouvelle ère dans la musique de Pendragon. Un lyrisme exceptionnel, des mélodies proprement envoûtantes, et des guitares planantes, sur de longues nappes enveloppantes, de claviers. Ainsi qu’une production enfin à la hauteur, un son parfait. Cet opus confirmera l’évolution qualitative du groupe, évolution constatée sans même l’écoute des albums, à travers les dessins de Simon Phillips présents sur toutes les pochettes à partir du précédent. L’époque The Jewel est loin.

Et dès les premières secondes, le charme agît inévitablement, avec cette longue intro à l’orgue, sur lequel viennent se poser quelques petites notes de guitare à donner des frissons. Le tout rappellant très fortement, étrangement presque même, "Shine On You Crazy Diamond" d’un certain Pink Floyd. Encore une fois les influences de Nick Barett sont ici mises en exergue. Pendragon ne pouvait pas mieux débuter cet album, car ce titre est grandiose, splendide, et l’on ne peut que s’envoler durant les 10 minutes qui le composent. 10 minutes pendant lesquelles on perçoit aussi ce son propre au groupe, cette rythmique éclatante, ces mélodies qui laissent rêveur, avec Clive Nolan, toujours en verve, au clavier, qui marque d’ailleurs bien cet album de son emprunte, reconnaissable entre mille.

Cet album contient aussi, je pense, le plus beau titre jamais réalisé par le groupe, avec "The Last Man on Earth", qui s’étale sur plus de 14 minutes, et qui embarque l’auditeur dans un long voyage, qui débute sur ces claviers toujours aussi splendides, au son paradisiaque, et la voix de Nick, douce et plaintive et douce à la fois, qui chante des textes collant parfaitement au ton musical : «Skylight’s Now Open To You, Friends», voila qui résume bien l’ensemble. Le titre ne cesse de monter et descendre en intensité, et alterne tempo rapide, tranchant, et mélodies douces et calmes, paradisiaques, le tout saupoudré d’une touche d’harmonica. L’émotion procurée atteint des pics parfois très très haut, et l’on vit au rythme de la musique, comme si on l’accompagnait, un voyage donc….J’insiste car ce titre est réellement exceptionnel, et constitue l’apogée de ce Window of Life, auquel le titre colle d’ailleurs parfaitement. Le titre qui ferme l’album, "Am I Really Losing You", est superbe aussi et il contient d’ailleurs un petit riff de guitare en slide, qui ne se tait que rarement durant les 4 minutes 47, et qui devrait être familier aux fans de Yes, tout ça, toujours dans une atmosphère apaisante, comme en fait, la plupart des morceaux de l’album.

Dans ce qu’il reste du disque, on notera les quelques passages techniques de Fudge Smith, à la batterie, notamment dans "Breaking the Spell", qui utilise - fait suffisamment rare pour être signalé -, une double pédale, ce qui se révèle assez curieux pour un groupe tel que Pendragon, mais avouons que cela s’accorde très bien avec l’ensemble. En fait, chacun des 6 titres proposés possède sa grosse dose de charme, mais certains se démarquent plus encore, comme ceux cités précédemment. Par ailleurs, on remarquera les nombreuses analogies entre le titre de l’album, les textes, et la pochette, une nouvelle fois magnifique, et qui laissera les plus curieux à leurs interprétations. Quoi qu’il en soit, la musique se marie admirablement, et étonnement, aussi bien avec les paroles, qu’avec le dessin que constitue la pochette, traduisant une atmosphère d’évasion, et mystérieuse dans un même temps.


Comme pour chaque album de Pendragon (ou presque), je reste pantois devant une telle pureté musicale. Impossible de se lasser de cette beauté, de ce charme mélodique. The Window of Life, comme ses frères, met pour ainsi dire chaque sens en éveil, et assure la continuité de son prédécesseur, The World. Je ne peux que vous suggérer de vous plonger dans celui-là ou dans un autre, des écouteurs sur les oreilles, en fermant bien les yeux, histoire de vivre la musique comme il se doit. Je n’insisterai jamais assez sur les vertus des compos de ce groupe que je considère unique, de part sa capacité à offrir un Eden musical, et de quitter l’espace de quelques dizaines de minutes, le monde que nous connaissons.


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