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CHRONIQUE PAR ...

8
Alexis KV
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Sy Keeler
(chant)

-Nige Rockett
(guitare)

-Alan Jordan
(guitare)

-James Hinder
(basse)

-Steve Grice
(batterie)

TRACKLIST

1)Burn
2)Killing Peace
3)Destroyer of Worlds
4)Pain
5)A Prayer for the Dead
6)Tested to Destruction
7)Twisted Jesus
8)Planting Seeds of Hate
9)Shock & Awe

DISCOGRAPHIE

Killing Peace (2007)
Live Damnation (2009)
Sounds Of Violence (2010)
VI (2013)

Onslaught - Killing Peace
(2007) - punk thrash metal - Label : Candlelight



La vie de chroniqueur, ce n'est pas seulement les CD gratos, les hordes de fans suivant aveuglément vos conseils et une boîte mail remplie de courriers d'insultes. C'est aussi, et surtout, un combat de tous les instants contre la tentation. Killing Peace tente le chroniqueur comme peu d'autres albums. Il éveille en lui le petit être mesquin et fielleux qui ne cherche qu'à trouver un bon prétexte pour déverser sa frustre-haine sur un groupe qui n'avait rien demandé à personne.

Il faut dire que médire au sujet d'un album de thrasheux sur le retour est presque aussi facile et jouissif que de descendre un groupe de oï punk ou de grindcore. Dans le genre « retour », Killing Peace ne fait pas dans la demi-mesure, et survient après presque deux décennies de silence. Avec un peu de chance, tous les fans d'Onslaught sont depuis longtemps passés au reggae, et ont pris la sage précaution de carboniser la maigre discographie des britanniques pour éviter que leur progéniture ne tombe dessus par accident.

Et il n'y a pas que le passé du groupe qui joue en sa défaveur. Killing Peace, rien que par sa pochette et ses noms de chansons, est un album qui plonge tête baissée dans un bourbier de clichés duquel il semble impossible de se sortir. Impossible, sauf si vous savez allonger de bonnes compositions. Et ça, Onslaught semble savoir le faire. Ainsi, leur thrash old-school à la sauce guerrière, proche parent du valeureux Sodom, arrive tout de même à vous tracer un chemin rocailleux pour une petite visite des tréfonds des enfers des horreurs de ce monde, et peut-être même d'ailleurs, désolé pour le manque de précision, je n'ai pas pris la peine de lire les paroles.

La visite se fait en mode express, vu qu'Onslaught hésite la plupart du temps entre deux régimes : « vite » et « très vite ». Rythmiques en double croche, petites mélodies glauques et quelques gros accords bien pesants : la recette varie bien peu, et vers le milieu de l'album, vous devriez commencer à le sentir, quand tous vos efforts d'écoute attentive se mueront imperceptiblement en quelque autre activité accompagnée, en guise de bruit de fond, par le CD qui aurait dû être l'objet de ladite écoute.

Mais même ça, ce n'est pas grave, car il y aura toujours un petit passage sympathique qui vous arrachera un peu de headbang et quelques beuglements. Bon, il y aura aussi des passages que vous risquez de trouver profondément navrants, du style le refrain de “Planting Seeds of Hate”, mais fort heureusement, ils ne pèsent pas trop lourd dans la balance. Killing Peace reste quand même un disque de poisson rouge : si le premier titre vous accroche, vous serez sûr d'aimer le reste, à condition de pouvoir oublier que presque chaque composition est une variation sur le thème de la précédente.




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