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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Gianni
(chant+samples)

-Gabo
(guitare+chant)

-Remo
(basse+chant)

-Merendina
(batterie)

TRACKLIST

1)Introducing Ourselves to the Masses
2)Merendina Will Have His Revenge on Capeside
3)Vampires in the Sun (Surfin’ Transylvania)
4)The Way to Rock
5)Vortex of Cows Into the Sweet Tornado
6)Where We're Going We Don't Need Roads!
7)Biollante's Dawn
8)Riding a Cannibal Horse from here to Clinton, MA
9)007 (Ce fa 'na Pippa)

DISCOGRAPHIE


The Orange Man Theory - Riding a Cannibal Horse From Here To...
(2006) - metalcore - Label : Indelirium Records



L’Italie est en forme (ne nous fâchons pas avec le foot), et notamment pour The Orange Man Theory, qui peut être fier de son premier véritable album Riding a Cannibal Horse From Here To... Le combo rital évolue entre metalcore, hardcore, thrash et punk puissant, produit et mixé par Steve Austin (Today Is The Day). Alors avec une telle griffe, le son ne pouvait qu’être énorme, et cela se vérifie dès les premières notes. La touche ultra oldschool du rock des années 70 à 90 est omniprésente et donne à cet album un groove incroyable, ajoutant au charisme naturel du groupe.

Complet, l’album est violent, glissant, hybride et très travaillé. Avec des compositions abouties aux riffs lourds et dissonants, The Orange Man Theory développe une atmosphère bien à lui, se calmant parfois avec le chant clair et parvenant avec grande efficacité à s’attirer toute l’attention d’un auditoire qui ne pourra qu’en redemander. Le chant est l’élément le plus violent de Riding a Cannibal Horse From Here To..., partant dans un registre de cris hystériques bien mené. A cela s’ajoutent des samples de vieux films américains, de radio ou encore quelques sonorités plus modernes et tordues.

Si l’ensemble est sauvage, certains éléments acoustiques à la Neil Young (titre "The Way To Rock") dévoilent les influences et la personnalité du groupe. C’est ainsi, tout autant que dans l’approche générale des guitares, que The Orange Man Theory reste sur un plan assez mélodique, avec une approche simple mais efficace. A l’instar du dernier titre "007 (Ce fa 'na Pippa)", cru, dissonant et agressif, "Merendina Will Have His Revenge On Capeside" et "Vortex of Cows Into the Sweet Tornado" développent de bonnes harmonies cachées derrière le metalcore d’apparence direct. Ce qui importe ici, ce n’est pas la qualité technique des musiciens mais plutôt cette exécution précise, naturelle tout autant que spontanée. Nous parlions de Steve Austin, et le voilà qui prend le micro pour des cris complètement psychotiques sur "007 (Ce fa 'na Pippa)" et quelques touches de piano sur un autre titre. Interventions sympas.

On ne pourra pas reprocher grand-chose à Riding a Cannibal Horse From Here To... si ce n’est qu’il est bien trop court. La demi-heure passe très vite et il nous semble que le combo n’avait pas tout dit. Dommage. En tout cas, né de peu de choses il y a peu de temps, The Orange Man Theory plaira par son approche mélangeant metal actuel et rock plus ancien, et ce avec un charisme assez incroyable. Très promu en Amérique du Sud, The Orange Man Theory ne demande plus qu’à fouler les terres françaises...


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