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CHRONIQUE PAR ...

8
Alexis KV
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Christian Älvestam
(chant)

-Jonas Kjellgren
(guitare)

-Per Nilsson
(guitare)

-Kenneth Seil
(basse)

-Henrik Ohlsson
(batterie)

TRACKLIST

1)The Illusionist
2)Slaves to the Subliminal
3)Mind Machine
4)Pitch Black Progress
5)Calculate the Apocalypse
6)Dreaming 24/7
7)Abstracted
8)The Kaleidoscopic God
9)Retaliator
10)Oscillation Point
11)The Path of Least Resistance
12)Carved in Stone
13)Deviate from the Form

DISCOGRAPHIE


Scar Symmetry - Pitch Black Progress
(2006) - melodeath - Label : Nuclear Blast



Scar Symmetry fait partie de ces groupes dont votre fidèle serviteur attendait des nouvelles si ce n'est avec impatience, mais du moins avec une certaine curiosité. Et voilà qu'à peine une année après Symmetric In Design, le groupe suédois se fend d'un nouvel album, un délai un peu court qui ne laissait pas forcément présager le meilleur. Si au niveau business le groupe passe à un niveau supérieur en troquant son ancien label Metal Blade pour Nuclear Blast, côté musique Pitch Black Progress se situe dans la lignée de la précédente réalisation, apportant toutefois quelques petites touches distinctes permettant d'éviter la redite, tout en confirmant le potentiel du combo.

Pas de véritable virage artistique en vue donc, mais une réutilisation judicieuse des éléments qui avaient fait les moments forts de Symmetric In Design. Récapitulatif pour les retardataires: une base de "Göteborg metal" inspiré par les maîtres In Flames et Soilwork, avec un fort penchant power/heavy se traduisant par des rythmiques tantôt directes, tantôt syncopées, un talent pour le refrain accrocheur, une dualité entre growl et chant clair plus marquée que jamais et des chansons généralement assimilables dès la première écoute. Bref du metal moderne et relativement facile d'accès, pas vraiment fait pour révolutionner votre vision de la musique mais ne donnant presque jamais l'impression d'avoir été calqué sur ses aînés.

Christian Älvestam excelle toujours autant dans le registre du growl très profond et guttural "à la Chris Barnes", tout en ayant fait des progrès assez sensibles au niveau du chant clair, qui sonne dorénavant plus sûr, mieux maîtrisé et un peu moins "lisse" que sur le précédent album. On est même en droit de se demander s'il s'agit bien là du même bonhomme, et à quel point il est en mesure de reproduire cet exploit en live, mais sur disque, le résultat est impeccable. Pas de grandes améliorations à signaler au niveau du son, sachant que Symmetric In Design était déjà fort bien loti, juste une impression de cohérence et puissance globale renforcée, que les amateurs de disto roots et cradingue pourraient cependant trouver un peu trop synthétique. Les effets électroniques et claviers se font un peu plus discrets, mais sont toujours utilisés de manière fort pertinente.

La principale "différence" se situe au niveau des parties orientées "metal extrême", auparavant sporadiques et anecdotiques, et servant maintenant d'ossature au morceau éponyme ou à un titre comme "Calculate the Apocalypse". La véritable réussite de l'album est sans aucun doute le long et riche "Kaleidoscopic God", usant de structures moins linéaires que par le passé, arrivant à concilier passages accrocheurs, solos mélodiques avec des rythmes et ambiances proches d'un death brutal. L'intégralité de l'album ne présente pas forcément le même intérêt, et le couplet acoustique de "Dreaming 24/7" ou le groove du riff principal d' "Abstracted" ne rendent pas ces chansons absolument indispensables, mais on ne pourra pas non plus parler de ratage complet.


Pitch Black Progress, contrairement à ce que suggère son nom, n'avance pas à tâtons dans le noir total: le groupe sait très bien où il va, et en plus il a l'air de bien connaître le chemin, vous pouvez donc le suivre en toute confiance.


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