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CHRONIQUE PAR ...

2
Cosmic Camel Clash
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Zander Cox
(chant+guitare)

-Wes Walsworth
(guitare)

-Russ Ellis
(banjo+mandoline)

-C.J. Cnossen
(basse)

-Luke Kristensen
(batterie)

TRACKLIST

1)Rumspringa
2)Professional
3)Drinkin' by the River
4)City Is Poisson
5)Throw It Back
6)Great Time to be Alive
7)River of Blood
8)Meat, Teeth and Hair
9)Deaf Girlfriend
10)Acre of Razorblades
11)Last Buffalo

DISCOGRAPHIE

Professional (2006)

Scotch Greens - Professional
(2006) - rock punk à tendance country - Label : DRT Entertainment



Parfois, au détour d'un groupe de brutal-death tchèque et d'une formation albanaise qui tente de réinventer le power symphonique, le chroniqueur tombe sur une petite douceur qui lui colle la banane et lui permet de se relaxer un peu. Professional, l'album des plus que sympathiques Scotch Greens, est de cette trempe-là. Car quand on a l'esprit saturé par des heures et des heures de double-pédale et de shred sans fin, s'envoyer un petit disque de rock country à tendance punk est un vrai bonheur. Yeeeeeha!

Vous avez bien lu la description: de métal il n'est point question ici. Scotch Greens fait de la musique à western qui sent bon le redneck, une country musclée et extrêmement entraînante qui pourrait servir de bande-son à n'importe quel épisode de Shérif Fais-Moi Peur. La guitare y est rock et graisseuse sans être heavy le moins du monde et le banjo y est fort en avant. Le chant est tout sauf maniéré: il est direct, sans fioritures et rauque par moments, dans la grande tradition de la country US. Car la tradition, c'est bien le plan des Scotch Greens: le groupe est très inspiré bluegrass et s'inscrit dans un héritage typiquement américain sans aucune honte.

A ce canevas du Far-WestScotch Greens ajoute un feeling punkisant qui tape dans le mille. Un titre comme "Meet, Teeth And Hair" rappelle inévitablement NOFX, et l'ajout de ce banjo qui fait "blingueulinguelong" est assez réjouissant. Le tout en devient encore plus accrocheur, et le pont final avec cet harmonica irrésistible donne une furieuse envie d'aller dans la clairière danser la gigue autour des haricots au lard qui cuisent sur le feu de bois. Les lignes de basse sont typiquement punk et galopent à l'arrière-plan, tandis que les tempos sont habituellement rapides histoire d'enfoncer le clou. "Rumspringa", le titre d'ouverture, ne laisse aucune hésitation possible: l'accent "bouseux" de la voix parlée, la guitare rythmique qui bastonne, le passage basse-batterie complètement punk… On est dans une musique qui sent l'homme et le tabac, les soirées entre potes et le bourbon.

Malgré cette recette de base assez complète, on ne peut pas éviter le fait que Scotch Greens se répète au bout d'un moment. Vers la fin du CD on se rend compte qu'accords comme mélodies commencent à sentir un peu le réchauffé… un titre comme "Dear Girlfriend" n'ajoute pas grand-chose à la sauce. Mais la fraîcheur du tout est vraiment indéniable, et cet album se clôt de plus fort bien sur l'instrumental "Lost Buffalo" qui synthétise à peu près tout ce qu'on aime chez Scotch Greens. On est reparti dans les scènes de caravanes de pionniers remplis d'espoir en l'avenir qui soulèvent la poussière des interminables plaines du midwest.


Au final Professional est donc un divertissement très rafraîchissant, totalement dénué d'ambition mais on ne peut plus agréable: pour peu qu'on ne soit pas totalement allergique à la country on écoutera avec plaisir ce CD festif et sans prise de tête. Chaudement recommandé aux fans de John Ford.


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