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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Mike Slamer
(guitare+claviers)

-Terry Brock
(chant)

-Chet Wynd
(batterie)

-Billy Greer
(basse)

TRACKLIST

1)Nowhere Land
2)Strength to Carry On
3)Not in Love
4)Come to Me
5)Higher Ground
6)Jaded
7)Beyond the Pale
8)Runaway
9)Audio Illusion
10)Perfect Circle
11)Superstar

DISCOGRAPHIE

Nowhere Land (2006)

Slamer - Nowhere Land



Mike Slamer, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais ce gars là n'est pas un nouveau venu, il a en effet joué dans le groupe pop-prog City Boys avant de participer au projet Streets avec Steve Walsh de Kansas dans les années 80. Pour son premier album solo, il a eu la bonne idée de s'entourer du chanteur Terry Brock, lequel s'était déjà illustré l'an passé sur l'excellent second album de The Sign, Second Coming.

Bien lui en a pris, Terry Brock est comme à son habitude brillant, aussi à l'aise sur les titres hard rock que sur les ballades. On note aussi la présence de Billy Greer (Kansas, Streets) à la basse. Attention toutefois à ne pas se laisser tromper par la pochette très "Frontiers", Nowhere Land n'est pas un énième album de hard FM. Il serait plus judicieux de dire que Mike Slamer mélange avec brio progressif et hard FM... si si, du prog chez Frontiers et de qualité en plus !

Sur le titre d'ouverture "Nowhere Land", c'est une claque monumentale qu'on vient de se prendre : arrangements de classe supérieure, grosse production, choeurs "FM". Si tout l'album avait été dans ce style, on aurait tenu l'album metal-prog de l'année ! Dommage pour les amateurs de prog puisque le reste s'apparente davantage à du hard rock, avec de temps à autre des moments plus heavy et toujours un enrobage raffiné (ou progressif, c'est selon). En tout cas, l'éclectisme est de mise et pour peu que l'on apprécie tous les styles énumérés plus haut, toutes les subtilités de Nowhere Land devraient rapidement faire leur oeuvre.

Beaucoup de moments calmes ou atmosphériques sur ce disque ("Strength To Carry On", "Come To Me" et sa superbe intro), on ne peut pas vraiment les assimiler à des ballades ; des couplets dont l'intensité progresse avant l'arrivée du refrain, cette combinaison se révèle gagnante pour peu que l'on ne soit pas réfractaire aux choeurs typés 80's (nous sommes chez Frontiers, ne l'oublions pas !). Il y a aussi d'autres morceaux plus directs et hard rock ("Not In Love", "Higher Ground", "Audio Illusion") ce qui permet de donner un équilibre intéressant entre les deux facettes du disque. Mike Slamer est un guitariste très complet, à la fois capable de délivrer des plans techniques ou aériens. Les arrangements mis en place, légèrement orchestraux, sont de toute beauté et évite les écueils pompeux du metal-prog comme par exemple sur "Jaded", un des moments forts de ce disque.

Petite baisse de régime à un moment, peut-être à cause de morceaux un peu trop softs, l'intensité finit par retomber quelque peu ("Beyond The Pale", "Runaway"). La fin de Nowhere Land est par contre magistrale, avec plusieurs morceaux de bravoure... Et non, on n'avait pas encore fait le tour du disque sur les premiers morceaux ! "Perfect Circle" est encore un hard rock bien envoyé avant de terminer sur "Superstar" où à nouveau, on retrouve les relents progressifs et les choeurs soignés.


Il apparaît évident que Mike Slamer a voulu réaliser l'album parfait et dans un sens, il y est parvenu. Mais trop de perfectionnisme peut nuire au plaisir que l'on éprouve à écouter un album (Blind Guardian en sait quelque chose), là où on aurait préféré un peu plus de spontanéité, que ce soit un peu moins calculé. Ça ne se joue vraiment à pas grand chose pour faire passer Nowhere Land sur le peloton de tête des albums de l'année 2006.


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