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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 21 mai 2009
Sa note : 15/20

LINE UP

-Fat Mike
(basse+chant)

-Eric Melvin
(guitare+chant)

-El Hefe
(guitare)

-Smelly
(batterie)

TRACKLIST

1)We Called It America
2)The Quitter
3)First Call
4)My Orphan Year
5)Blasphemy (The Victimless Crime)
6)Creeping Out Sara
7)Eddie, Bruce, and Paul
8)Best God in Show
9)Suits and Ladders
10)The Agony of Victory
11)I Am an Alcoholic
12)One Million Coasters

DISCOGRAPHIE


NOFX - Coaster
(2009) - punk rock - Label : Fat Wreck Chords



Qu’est-ce qu’un groupe qui fête ses 25 ans comme NOFX a à prouver ? Pas grand chose, voire rien. En regardant sa carrière, ils ont à peu près tout fait. Du punk garage à leurs débuts, du punk rock, du ska punk, du punk progressif, du punk rock lent, du punk rock rapide, du punk rock live, ils ont participé à la grande vague punk rock du milieu des années 90, leur excellence sur scène est reconnue etc ... Et voilà que le groupe décide de sortir un album pour ses 25 ans.

Un peu par surprise autant vous le dire tout de suite, vu que les nouvelles n’avaient guère circulé jusqu’à très peu de temps avant sa sortie effective. Après un Wolves In Wolves' Clothing très surprenant par son énorme maturité, une certaine difficulté d’accès et sa baisse de rythme, difficile de prévoir ce que le groupe allait livrer. Première écoute, premier constat forcément. « Tiens, le groupe se repose sur ses lauriers, il a sorti un album quelconque composé à la va-vite, comptant uniquement sur son talent naturel. Mais le rythme est de retour au moins. » Voilà ce qu’a été ma première réaction. Bien déçu donc. Pourtant, les premières réactions à chaud sur un groupe qu’on attend autant sont bien souvent stupides. Acte II donc.

Réécoutes. Attention. Formation du jugement. « Mais c’est nettement mieux qu’à chaud !» Oui, stupides ces premières réactions. Il était donc grand temps de se rendre compte que Fat Mike a encore beaucoup d’idées dans sa caboche. Déjà, il est revenu à plus de boum boum punk rock. Ensuite il a conservé ces mid tempi qui parsemaient grandement Wolves In Wolves' Clothing. Mais là où Wolves paraissait posé, ce Coaster a toujours une dimension adolescente en lui. Etonnant quand on dépasse la quarantaine. Et il ne s’arrête pas là. Il ose de nouveaux genres. 2 très exactement sont défrichés. Le heavy metal, New Wave of British Heavy Metal même, sur la fin de l’excellente "Eddie, Bruce and Paul". Du pur heavy metal à la Maiden avec basse tagada, riff heavy, solo mélodique et screaming ! Jetez donc aussi un coup d’oeil aux paroles, truculentes.

Le reggae ensuite via "Best God in Show". Oui, le groupe a déjà tapé dans le genre, mais jamais aussi uniquement reggae. La basse groovy, les claviers débiles, les guitares discrètes. Que du reggae. Et c’est très bien fait encore une fois ! D’autant que le reste plus classique est inspiré aussi. L’ouvreuse "We Called It America" est un revigorant concentré d’énergie avec des textes surprenants sur la crise actuelle. Mention spéciale aux lignes de chant, vraiment accrocheuses dont on sent qu’elles ont été minutieusement travaillées, posées sur chaque temps. "Creeping Out Sara" oeuvre dans une sorte de rock/punk rock/pop qui ressort particulièrement au milieu de l’album, très mélodieuse et aguicheuse. Et enfin un dernier mot sur les lignes de basse vrombissantes de "Suits and Ladders".


Ben merde, il semblerait que la sauce NOFX passe encore. Evidemment, n’attendez pas plus de 35 minutes de musique (32 en fait), mais il s’agit de bonne musique, aussi bonne et énergique qu’un groupe de 25 ans d’âge peut proposer avec toute sa bouteille et étonnamment, sa fougue. Et très variée, même si peut-être trop éparpillée. Donc, pour paraphraser Fat Mike : « Kudos to NOFX ».


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