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CHRONIQUE PAR ...

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Blackmore
Cette chronique a été mise en ligne le 01 juin 2009
Sa note : 12/20

LINE UP

-Steve Braun
(chant)

-Cristiano Bergamo
(guitare)

-Onofrio Falanga
(guitare)

-Gianpaolo Falanga
(basse)

-Paolo Torresani
(claviers)

-Davide Buso
(batterie)

TRACKLIST

1)Sinking Beneath
2)Imperfect
3)Ephemera
4)To Develop Selfcreativity
5)The Resonance of Life
6)Cassandra
7)Spectral Vanity
8)How Could It Feel Like This
9)Ebb and Flow of Awareness
10)Starlinked Innerness
11)Eclipsing Binary
12)Music for Departure

DISCOGRAPHIE

Deconstructive (2009)
Inheritance (2012)

Ashent - Deconstructive
(2009) - metal prog - Label : Lion Music




Lion Music aime définitivement le métal progressif et les pâtes. Enfin, l’Italie plus précisément puisqu’après l’album d’Astra, le label Finlandais s’occupe d’un autre groupe du pays de Berlusconi : Ashent. La bonne nouvelle c’est que ce dernier fait un réel effort pour ne pas tomber dans les travers de leur camarade. La mauvaise, c'est que le groupe ne convainc pas vraiment. L'Italie arrivera-t-elle un jour à produire un bon groupe de métal prog ?


C’était pourtant bien parti pour Ashent puisque le groupe affiche clairement sa volonté de ne pas jouer les moines copistes du saint Dream Theater et d’essayer d’avoir sa propre personnalité. Louable attention qui se révèle dans les faits assez probante puisque le groupe possède quelques aspects intéressants. Tout d’abord, le chant lead clair est régulièrement doublé d’un growl en fond ce qui est plutôt original dans ce cadre-là. Ce dernier se permet même quelques incursions en lead. Ensuite, l’utilisation modérée des claviers, celle régulière d’une guitare acoustique et la rythmique proche du melodeath prouvent que le groupe fait bel et bien un effort pour sortir des sentiers battus. Malheureusement la plupart de ces aspects sont mal gérés, le growl n’étant pas très convaincant, les claviers et les guitares sèches mal mixés et le batteur abusant totalement de la double pédale. Résultat, la plupart des titres ont un rendu très linéaire et la première partie du disque semble répéter inlassablement la même chose.

Cela gâche un potentiel bel et bien présent au vu des complexités harmoniques et du soin apporté aux structures musicales, éléments qui ressortent parfaitement dans un titre comme "Starlinked Innerness" qui remplit tout à fait l’ambition affichée par le groupe. D’autres passages comme le très « Heaven’s Cryien » "How Could It Feel Like This" et sa suite instrumentale "Ebb and Flow of Awareness" (un peu classique certes mais efficace) satisferont à coup sûr l’amateur. Mais cela ne suffira pas à combler l’ennui sur le reste du disque. En grattant un peu, on se rend compte que le problème d’un album comme Deconstructive est plutôt simple. Ashent, tout occupé qu’il était à éviter de sonner comme les autres groupes du genre, en a oublié de se concentrer sur l’essentiel à savoir : faire des bonnes chansons. L’ensemble donnant l’impression constante d’un collage d’idées bancal. A l’heure de la sortie du Anno Domini High Definition de Riverside et de sa grande cohérence et efficacité, ce type d’album fait bien pâle figure.


Ashent échoue donc à proposer un album cohérent, efficace, inspiré et novateur comme il aurait sans doute aimé le faire. L’intention était louable mais ce n’est pas avec cet album que le groupe sortira de l’anonymat. Pourtant, et contrairement à un Astra, le groupe possède un réel potentiel sur le long terme. Peut être que le groupe se remettra en question et saura tirer parti des points forts de sa musique pour une prochaine offrande. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.


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