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CHRONIQUE PAR ...

60
Dizayeure
Cette chronique a été mise en ligne le 22 juin 2009
Sa note : 15/20

LINE UP

-Mikko Ojala
(chant+guitare)

-Juha Kokkonen
(guitare)

-Inka Tuomaala
(basse)

-Pinja Haikala
(claviers)

-Eino Kauppila
(batterie)

TRACKLIST

1)Unbroken Silence
2)Everlasting
3)The Dead End
4)All Ends in Silence
5)Sleepless Angels
6)Cold Drawn
7)Rimed With Frost
8)The Rain
9)Guardians
10)Gone

DISCOGRAPHIE


Dark The Suns - All Ends In Silence
(2009) - gothique melodeath - Label : Firebox records



All Ends In Silence est le second album des finlandais de Dark The Suns. Ce groupe, assez peu connu il faut bien l'avouer, est à la base le projet solo de Mikko Ojala (chanteur, guitariste) débuté en 2005. Après une première démo remarquée, entièrement réalisée par Mikko, et l’arrivée de quatre autres musiciens, constituant ainsi le line-up actuel, Dark The Suns signe pour deux albums en 2007 avec le label Firebox Records. S’ensuit la sortie en novembre 2007 de leur premier album, In Darkness Comes Beauty qui, bien que prometteur, n’avait pas totalement conquis le public.

Il est donc temps de savoir si son successeur, All Ends In Silence, a su tirer le maximum du talent sous-jacent à In Darkness Comes Beauty, mais à l'époque sous-exploité. La réponse est mitigée : l’album est très agréable à écouter, bien plus réussi que son aîné et tous les titres sont bons, mais il n’arrive cependant toujours pas à décoller du statut de « bon album » pour atterrir dans le panthéon des grands albums à posséder impérativement. Le style du groupe, où mélodie et mélancolie sont reines, est un mélange entre death métal et gothique, mélange combiné avec de nombreuses parties de piano et des nappes de clavier. Le titre d’ouverture, "Unbroken Silence", est une parfaite illustration du genre pratiqué ici. La chanson s’ouvre sur un riff simple mais efficace, avec doubles pédales et claviers en soutien, ainsi qu’un chant féminin lyrique derrière tout cela. Quelques notes de piano se font entendre, puis débarque le growl de Mikko Ojala, un growl que l’on pourrait presque qualifier d’easy listening en cela qu’il est très agréable à écouter, absolument pas rédhibitoire pour les non amateurs de death en général comme cela peut être le cas chez d’autres groupes. L’atmosphère mélancolique et les claviers sont quant à eux à forte dominante gothique. Les genres se marient parfaitement, sans que l’un ne vienne étouffer l’autre.

Hélas il est à déplorer un défaut majeur sur cet album : la redondance dans les structures des morceaux. La progression des titres, couplet/refrain/break atmosphérique, est des plus classiques, vue et revue des dizaines de fois que ce soit dans le mélodeath, dans le rock mélodique ou dans le gothique. Certes, les ambiances varient d’un titre à l’autre, parfois plus atmosphériques sur des chansons comme "Everlasting", "The Rain" ou encore "Gone", parfois plus lourdes et pesantes, avec une facette death plus dominante, comme sur "Cold Dawn" ou "Unbroken Silence". Le chant est également varié, majoritairement en growl bien qu’il sache se faire murmure, comme sur les couplets de "Everlasting", bien qu’il se fasse parfois épauler par un chant féminin ("All Ends in Silence", "Gone"). Cependant, on aurait apprécié un peu plus de prises de risque dans les titres, que le groupe essaie de se désaliéner du genre dans lequel il est enfermé depuis ses débuts. On aurait aimé être surpris à l’écoute d’une chanson, avoir envie de se réécouter un morceau en particulier. Car les titres se succèdent, débordant de mélodies et de successions de passages planants et de passages plus énergétiques, mais au final, quand on fait le point à la fin de l’album, on a du mal à se souvenir d’un titre en particulier, à désigner une chanson comme étant LE tube de l’album.


En résumé, All Ends In Silence est un bon album, qui plaira à la fois aux amateurs de gothique et à ceux de mélodeath. Hélas, à aucun moment un titre ne décolle vraiment pour nous mettre une grande claque dans la tête. On passe donc la totalité de l’écoute à apprécier les mélodies, les passages atmosphériques et l’excellent growl de Mikko Ojala, sans pour autant avoir un titre qui nous reste en tête après l’écoute. Dommage, car avec un peu plus de prises de risque dans les compositions, on aurait été face à un très, très bon album.


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