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CHRONIQUE PAR ...

69
Pablo
Cette chronique a été mise en ligne le 28 juin 2009
Sa note : 13/20

LINE UP

-Antoine
(chant)

-Ben
(guitare)

-Seb
(guitare)

-Benoit
(synthé)

-Fred
(basse)

-Jeremy
(batterie)

TRACKLIST

1)I Take This Life
2)Below the Ice
3)A Dream Come True
4)First Mistake

DISCOGRAPHIE

Below The Ice (2009)

Dry My Tears - Below The Ice
(2009) - hardcore industriel et torturé - Label : Autoproduction



« Séchez mes larmes ». Les membres de Rouen ont la faculté de brouiller les pistes. Il est en effet ardu quand on lit le nom du groupe de savoir s’il s’agit d’un groupe industriel, gothique ou hardcore. A la vérité le jeune groupe de Dry My Tears créé voici à peine 2 ans pourrait être les 3 en même temps. Des 4 titres qui composent Below The Ice il y a presque autant de genres. L’écoute de cette démo en autoproduction va nous permettre de mieux cerner un groupe qui joue les caméléons.

Caméléon parce que changeant au fil des morceaux et des minutes d’apparence. Se réclamant d’influences diverses comme Dimmu Borgir et Mayhem, ou American Head Charge et Hatebreed, la digestion des influences n’est pas totalement effective. "I Take This Life" est une chanson pûrement hardcore, sans fioriture. Ici on y voit la partie Hatebreed du groupe. Le second morceau ne suit pas du tout la même trajectoire et la qualité s’en ressent. C’est clairement le titre faible de la démo. Essayant d’être aussi sombre qu’un morceau de Mayhem et aussi progressif qu’un titre de American Head Charge, le groupe se perd dans sa composition. Les parties hurlées et torturées sont assez réussies, mais les passages en chant clair… Ce n’est visiblement pas la force d’Antoine. C’est d’autant plus dommage que l’idée d’alterner chant clair de façon hypnotique avec du chant hurlé est bonne, elle est juste mal mise en matière.

Le groupe se rattrape avec "A Dream Come True", et où effectivement l’idée est réalisée avec succès comme le dit si bien le titre du morceau. Le synthé est intelligemment placé, il accompagne parfaitement le chant torturé d’Antoine et les salves percutantes de Jeremy. On retrouve une vraie rage à la Mayhem en n’oubliant pas des mélodies mélancoliques franchement bien foutues. On est rassuré par le sauvetage du navire. C’est alors qu’intervient LE titre du disque qui clôture de fort belle manière ce premier essai de Dry My Tears. Le hardcore torturé y est à l’honneur, avec un synthé toujours en toile de fond, qui tisse une toile inquiétante et qui montre une chose : même dans les parties «lumineuses» du groupe, il faut toujours que l’ombre revienne. D’après le dernier titre mis en ligne sur le myspace du groupe ("I Hope God Exist") c’est probablement la tournure qu’il a décidé de prendre.


Une étonnante dose de hardcore mélé à une noirceur héritée de l’industriel et du black. Un pari audacieux et franchement casse gueule dont Dry My Tears réussit assez bien malgré quelques faux pas, qu’on peut excuser à un groupe jeune dont c’est la première démo. Les concerts ont visiblement donné au groupe l'envie de donner plus de « core » à leur musique, grand bien leur fasse. Si leur prochaine œuvre est à l’image de "First Mistake" et "I Hope God Exist", cela augure du bon !


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