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CHRONIQUE PAR ...

17
Lucificum
Cette chronique a été mise en ligne le 10 juillet 2009
Sa note : 7/20

LINE UP

-Elias Viljanen
(guitare)

-Tony Kakko
(chant sur "Kiss of Rain")

-Marco Hietala
(chant sur "Last Breath of Love")

-Jari Kainulainen
(basse)

-Jaan Wessman
(basse)

-Henrik Klingenberg
(claviers)

-Tomi Ylönen
(batterie)

-Mikko Sirén
(batterie)

TRACKLIST

1)Fire-Hearted
2)Last Breath of Love (feat. Marco Hietala)
3)Cruel Groove
4)Kiss of Rain (feat. Tony Kakko)
5)Head Up High
6)Up to Speed
7)Supernatural
8)One Tonight
9)The Triumph
10)My Guiding Light
11)Showstopper
12)Beautiful Piece

DISCOGRAPHIE

Fire-Hearted (2009)

E.Vil - Fire-Hearted
(2009) - rock hard rock instrumental - Label : Spinefarm



Vraiment navré, mais c’est navrant. Être un aussi bon guitariste et ramper dans une fange mielleuse, sucrée et aussi médiocre que ce Fire-Hearted est tout simplement révoltant. Et en plus, Elias persiste et signe. Après un The Leadstar dont votre serviteur avait fait l’acquisition par hasard, motivé par la découverte d’un nouveau shredder, et qui est resté à prendre la poussière après une écoute et demie, Elias revient avec un Fire-Hearted du même acabit, ennuyeux et pompier au possible. Au secours.

Sous le nom de E.Vil se cache donc Elias Viljanen, récemment débauché (en 2007) par ses compatriotes de Sonata Arctica. Et derrière cette couverture ridicule et flashy se cachent douze titres pénibles et racoleurs. Elias pratique un style totalement guitar-heroesque, c'est-à-dire oscillant entre le hard-rock, le blues et le rock, dans la plus pure tradition des Satriani et Vai mais sans le génie de l’un et la folie de l’autre. Tout ici est sage, formaté, policé et donc résolument ennuyeux. Et ne comptez pas sur une virtuosité débridée pour rattraper le coup : certes, Elias est un bon guitariste techniquement, mais son audace virtuose est à l’image de ses compositions. Entre un petit tapping bien propret, une petite descente de gamme ou un solo pentatonique plein de wah-wah comme on l’a déjà entendu des pelletées de fois, jamais Elias ne scotche l’auditeur.

Restent donc des titres ou Elias invite ses petits camarades Tony Kakko (Sonata Arctica) et Marco Hietala (bassiste chez Nightwish et Tarot) à pousser la chansonnette, rajoutant une bonne grosse couche de guimauve sur les deux titres concernés, "Kiss of Rain" et "Last Breath of Love". Les titres sont courts, comme si, sorti du cadre couplet/refrain (instrumentalement également, s’entend), Elias était tout perdu. Au final, douze titres aussi vides et inconsistants qu’un Zeppelin, mais qui eux, contrairement au majestueux dirigeable, ne décollent jamais. On retiendra peut être vaguement "One Tonight", faisant montre d'un petit peu de sensibilité, ou encore "Cruel Groove", le titre le plus métal du lot, qui hausse un tantinet le ton avec un groove pas trop révoltant (et au vu du titre, il valait mieux). Quant aux titres basés sur une guitare acoustique ("My Guiding Light" et "Beautiful Piece"), nous nous contenterons de les écouter avec un sourire contrit et indulgent aux lèvres.


Pas grand-chose à se mettre sous la dent, donc. Elias ennuie son auditoire avec Fire-Hearted, album médiocre et peu inspiré. Et la probabilité pour que cela change semble bien mince, vu que l’album précédent était tout à fait dans le même registre. Le prochain n’a donc pas de raison d’échapper à cette continuité dans la banalité.


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