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CHRONIQUE PAR ...

10
Beren
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Anneke van Giersbergen
(chant)

-Hugo Frank Boeijen
(claviers)

-Hans Rutten
(batterie)

-René Rutten
(guitare)

-Hugo Prinsen Geerligs
(basse)

TRACKLIST

1)The Big Sleep
2)On Most Surfaces
3)Probably Built In The Fifties
4)Liberty Bell
5)Marooned
6)Rescue Me
7)Strange Machines
8)Nighttime Birds
9)My Electricity
10)Sand And Mercury

DISCOGRAPHIE


The Gathering - Superheat
(2000) - rock ambient - Label : Century Media



Superheat, sorti en 1999 suite à l'album How To Measure A Planet? (que je considère comme un des meilleurs albums de tous les temps), constitue un bon témoignage de la période 1996-2000, avec des interprétations live de titres phares du groupe. Le tracklisting du concert enregistré à Amsterdam suit donc parfaitement l'évolution musicale de The Gathering, du metal prog/atmosphérique de Mandylion et de Nighttime Birds jusqu'au rock atmosphérique de How To Measure A Planet?.

Bien entendu, une majorité de titres font directement référence à How To Measure A Planet?. C'est ainsi que l'on retrouve avec un plaisir non dissimulé "The Big Sleep", dans une interprétation envoûtante, "Probably Built In The Fifties", "Liberty Bell", "Rescue Me", "My Electricity"... Bref, les standards intemporels du groupe, qui à côté des autres plus anciens titres (comme "On Most Surfaces", "Nighttime Birds" ou encore "Strange Machines") ne dépareillent pas le moins du monde, malgré le changement assez radical de style d'un morceau à l'autre: des grosses guitares saturées de "Strange Machines" (il traverse les années, ce morceau) et de "On Most Surfaces", aux loops electro de "The Big Sleep" et de "Marooned" (sublime), la set-list est convaincante et intelligemment agencée pour que les transitions se fassent en douceur. Et puis, on ne s'y trompe pas, c'est bien d'un live électrique dont il s'agit! Anneke y est resplendissante de charisme et interprète de façon très physique les morceaux ("Liberty Bell" et son groove qui ne vieillit décidément pas). Ses performances vocales sont toujours aussi impressionnantes. Mais comment pourrait-il en être autrement?

Quelques regrets à formuler pourtant, malgré un tableau pas loin du rêve éveillé. Le son est important dans ce genre de disque, il est ici très bon, mais parfois brouillon... Le public, quant à lui, ne reflète pas réellement l'enthousiasme dont il peut faire preuve d'ordinaire. Il est normal qu'il respecte un silence quasi-religieux lors des morceaux calmes, mais il se doit de donner la pêche le reste du temps, surtout que c'est un concert électrique! Concert légèrement académique, d'ailleurs dans la façon qu'à le groupe de jouer. On est assez loin de la maîtrise et du swing affriolant de la dernière tournée Sleepy Buildings... Dommage et dommageable dans un sens. M'enfin, il manque aussi quelques perles au tracklisting du disque pour qu'il devienne excellent: où sont passés "Great Ocean Road" (le meilleur morceau du groupe) et "Travel"?


Superheat est donc dans l'ensemble un bon disque, qui permet de retrouver certains des meilleurs titres du groupe sur scène, bien que, je l'ai déjà dit, les versions live des morceaux ressemblent pas mal aux versions studio. Bon, ce fait a ses détracteurs mais aussi ses partisans... Intéressant donc, mais pas forcément indispensable. Sleepy Buildings est à préférer assez nettement à Superheat !


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