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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été mise en ligne le 05 septembre 2009
Sa note : 12/20

LINE UP

-Roberth Karlsson
(chant death)

-Lars Palmqvist
(chant clair)

-Jonas Kjellgren
(guitare)

-Per Nilsson
(guitare)

-Kenneth Seil
(basse)

-Henrik Ohlsson
(batterie)

TRACKLIST

1)The Iconoclast
2)The Consciousness Eaters
3)Noumenon And Phenomenon
4)Ascension Chamber
5)Mechanical Soul Cybernetics
6)Nonhuman Era
7)Dark Matter Dimensions
8)Sculpture Void
9)A Paranthesis in Eternity
10)Frequencyshifter
11)Radiant Strain

DISCOGRAPHIE


Scar Symmetry - Dark Matter Dimensions
(2009) - melodeath metal de Göteborg - Label : Nuclear Blast



Fort d’un sympathique engouement après trois albums, Scar Symmetry semble avoir pris soin de ne pas laisser retomber le soufflé, et s’est remis dare-dare au boulot. Et hop, un peu plus d’un an après ce Holographic Universe bien accueilli, arrive Dark Matter Dimensions, nouveau legs d’un death mélodique pas si agonisant que ça. Le groupe a connu dans l’intervalle un léger tourment de line-up qui l’amène à devoir aujourd’hui partager les royalties entre six membres, contre cinq l’an dernier. Il faut croire que le succès est au rendez-vous…

Exit Christian Älvestam, talentueux vocaliste polymorphe ; enter Roberth Karlsson et Lars Palmqvist, chargés de représenter respectivement les aspects extrême et catchy du groupe. Deux chanteurs au lieu d’un, mais mêmes caractéristiques qu’auparavant : la démarche jusqu’au boutiste des compositions radicalise l’un et l’autre de ces éléments, pour se faire côtoyer au sein de chaque morceau de puissants et profonds growls avec de naïves mélodies pop. Toujours pas de demi-mesure chez Scar Symmetry. On n’y perd pas au change car ces messieurs sont certainement très doués dans leur domaine. Voire, cela a permis au groupe de peaufiner plus savamment ses dialogues et l’alternance chant death / chant clair : "Ascension Chamber", "The Consciousness Eaters".

Musicalement en revanche, même si le propos de Scar Symmetry n’a jamais été de révolutionner le style, nous pouvions apprécier sur les trois efforts précédents quelques tentatives d’innovation ; ou bien celles-ci sont aujourd’hui systématisées et trop diluées dans les compos pour être perceptibles, ou bien le groupe s’est mis en mode semi-automatique pour composer. Voilà l’impression qui gâche le plaisir d’écoute de ce disque, en tous points maîtrisé par ailleurs. Scar Symmetry finit par tomber dans le vulgus des combos de mélodeath, comme si les Suédois s’étaient soudainement dit qu’au bout de trois albums, plus rien n’était à prouver ; et de relâcher tout effort pour sortir du lot. Qu’est-ce qui distingue "Sculpture Void" ou "Frequencyshifter" du morceau lambda du groupe epsilon (de Göteborg ) ? Où est passée la sympathique ambiance « startrekisante » des précédents albums qui en faisait pour beaucoup le charme ?


Les fans retrouveront toutes les qualités du groupe dans Dark Matter Dimensions : rythmiques carrées, soli finement exécutés, héritage heavy-speed omniscient, morceaux catchy, etc. Mais l’originalité semble s’être perdue en route, d’où cette petite déception. Peut-être Scar Symmetry aurait-il mieux fait de prendre son temps et de mûrir plus longuement son concept.


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