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CHRONIQUE PAR ...

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Joe Le Hareng
Cette chronique a été mise en ligne le 14 septembre 2009
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Brian Johnson
(chant)

-Angus Young
(guitare)

-Malcolm Young
(guitare)

-Cliff Williams
(basse)

-Simon Wright
(batterie)

TRACKLIST

1)Heatseeker
2)That's the Way I Wanna Rock and Roll
3)Meanstreak
4)Go Zone
5)Kissin' Dynamite
6)Nick of Time
7)Some Sin For Nuthin'
8)Ruff Stuff
9)Two's Up
10)This Means War

DISCOGRAPHIE


AC/DC - Blow Up Your Video
(1988) - hard rock - Label : Atlantic Records



Décidemment, les années 80 resteront la période noire de l'histoire AC/DC. Après les très médiocres Flick Of The Switch et Fly On The Wall, les Australiens ferment les eighties avec Blow Up Your Video et même si ce dernier montre un net progrès par rapport à son prédécesseur (en laissant de côté Who Made Who et Jailbreak '74), c'est quand même pas bien flamboyant... Même si certains cherchent à se persuader du contraire, ce Blow Up Your Video ne marquera pas « le grand retour d'AC/DC.»

Bonne nouvelle, c'est la paire Vanda/Young (qui a sévi sur les premiers efforts du combo) qui reprend les manettes : son plus cru, moins léché, plus rock n' roll, et le grand retour du côté blues des frangins. Malheureusement, si le son des guitares gagne en hargne, on se demande bien où est passée l'énergie du duo basse/batterie : heureusement que Cliff Williams est crédité, sinon il serait passé inapercu et Simon Wright est mou comme rarement (sans doute la faute à un son de batterie pas dynamique pour un rond qui étouffe les frappes déja pas bien puissantes du bonhomme) ; on pourrait aussi débattre longuement du manque d'engagement du brailleur à la casquette sur Blow Up Your Video qui renforce le sentiment d'apathie générale (sans parler du traitement « j'ai un peu poussé la réverb » de la voix.) Le morceau d'ouverture, "Heatseeker", en témoigne : qu'il est poussif ! Que cette batterie manque de burnes ! Heureusement "That's the Way I Wanna Rock and Roll" vient réveiller un peu les premiers rangs avec son blues rock péchu !

Et après ? Après c'est un peu la débandade : les morceaux se suivent et se ressemblent dans la médiocrité... C'est pas franchement mauvais, hein, il y a du bon riff ("Go Zone", "Kissin' Dynamite"), du refrain bandant (encore "Kissin' Dynamite" ou "Nick of Time") mais tout cela manque quand même de testostérone... Et les lignes de chant mollassones de Johnson n'arrangent rien. Du coup "Meanstreak" et "Ruff Stuff" sonnent comme la bande son d'un mauvais polar, "Some Sin for Nothin'" joue la carte du blues rock mou du genou et "Two's Up" sonne un peu cliché et démontre que AC/DC ne doit pas trop s'éloigner du créneau Hard/Rock. Il faudra attendre la toute fin de l'album pour apercevoir le bout du tunnel avec un "This Means War" de derrière les fagots : gros riff qui fait mal, batterie qui tabasse presque et un Brian Johnson qui sort enfin de sa réserve... On a failli attendren! Mais ca valait le coup car soudain on se rappelle pourquoi on est fan des Australiens.


Guère d'originalité, pas beaucoup plus d'énergie et une production plus que discutable : c'est pas l'extase. Quelques bons titres viennent sauver l'album à grands coups de riffs. Mais quelques bonnes idées saupoudrées de ci de là ne suffiront jamais à faire de bonnes chansons. Et une poignée de bons morceaux ne fera jamais un bon album... Vivement les années 90!


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