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CHRONIQUE PAR ...

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Joe Le Hareng
Cette chronique a été mise en ligne le 27 septembre 2009
Sa note : 10/20

LINE UP

-Sulo
(chant)

-Robert Dahlqvist
(guitare)

-Anders Boba Lindstrom
(guitare)

-Johan Johansson
(basse)

-Henrik Widen
(claviers)

-Jesper Karisson
(batterie)

TRACKLIST

1)Come Away
2)Autopilot
3)Hand on Heart
4)Things You'll Never Ever Gonna Wanna Do
5)Gotta Be Gone (It's Alright)
6)Black River Road
7)Spare Me the Last Joke
8)Rush For Comfort
9)New Set of Wheels
10)Stand Up, Speak Louder
11)Lift It Up
12)Confirmation

DISCOGRAPHIE


Diamond Dogs - Black River Road
(2009) - rock classic rock - Label : Smilodon



Alors là je dis non. Sortir de albums comme ça en 2004, c'est déjà rude. Mais les ressortir en 2009, c'est pire. On nous dira « oui, revival rock n' roll, tout ça », moi je veux bien mais il y a des limites ! Quand on voit se que peut proposer la scène suédoise en groupes sévérement burnés, on est forcément déçu. Entre un Rolling Stones anémié et un Aerosmith sous Tranxène, les Diamond Dogs nous proposent sans originalité (ça encore) mais surtout sans une once d'énergie wok 'n' woll une collection de clichés regroupés en une dizaine de chansons.

Pourtant le premier titre laissait présager du bon : Des guitares pas trop saturées qui se répondent (ambiance Richards/Wood), un chanteur à la voix légèrement fêlée qui va bien et deux trois cuivres qui trainent, ça le fait. Le refrain n'est pas trop dégueu, flirte avec les classiques du rock US, pourquoi pas. Du coup on attend le second titre au tournant, le bien nommé "Autopilot". Même recette : gratte stonienne, cuivres, refrain rock, etc... Et puis c'est le troisième morceau et... et je vous laisse deviner la suite. Non pas que les morceaux se ressemblent tous, disons plutôt que les recettes éculées et les plans faciles sont un peu trop présents pour que les morceaux se détachent et soient réellement intéressants. Les gratteux s'en tirent avec les honneurs mais ne parviennent pas à sortir du sympathique, le bassiste à dû rater les sessions d'enregistrement et le batteur manque cruellement de personnalité et d'engagement.

Donc voilà nous voilà devant 12 titres qui flirtent entre le rock anglais des années 60 et le rock US teinté de roucoulades cuivrées, qui n'évitent aucun écueil et aucun cliché du genre. Tout cela manque cruellement de riffs marquants ou tout simplement d'énergie, voire de testostérone ! Mais tout cela manque surtout d'identité ! Les morceaux lambda s'enchainent, les ballades sirupeuses dégoulinent et on a bien du mal à prendre son pied. Il y a bien le morceau titre qui fait la sauce avec son pre-refrain/refrain bien foutu, sa guitare slidée et les interventions du piano. Allez, ajoutons "Gotta Be Good" et "Confirmation" où l'on voit les Suédois sortir de leur réserve pour balancer un peu la purée. Mais trois morceaux juste bons sur les douze contenus dans la galette, ça fait peu...


Il serait dur (et faux) d'affirmer que ce Black River Road est mauvais... Les musiciens sont très bons, maitrisent leur sujet, la prod' est léchée à souhait, les arrangements sont chiadés, mais putain que tout ca manque d'âme, de personnalité ! Si vous recherchez un album de classic rock pas trop enervé Black River Road pourrait sans doute vous intéresser mais si vous recherchez une once de frisson et de rock 'n' roll, passez votre chemin...


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