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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 06 décembre 2009
Sa note : 12/20

LINE UP

-Ghis
(guitare+chant)

-Raf
(basse+chant)

-Vince
(batterie)

TRACKLIST

1)Oyster
2)Snowball Fight
3)Do I?
4)What Could Be
5)Rethoric of Self-Abhorrence
6)Plurality of Self
7)Destruct
8)Construct
9)Feed Off Agonies
10)Laudate
11)Vacuity
12)Godless
13)Human Beta Realease
14)Dismantle

DISCOGRAPHIE


Nolentia - One Loud Noise and It's Gone
(2009) - grindcore - Label : No Master's Voice



Nolentia, quiconque ne connaît devrait se ... euh s’inscrire aux majoritaires anonymes car c’est tout à fait son droit vu que le groupe ne sort là que son 1er album après une démo qui a écopé de chroniques encourageantes à moyennes. Que fait donc Nolentia ? Grave question. La réponse l’est tout autant. Du Grind’n Roll d’après les géniteurs eux-mêmes, à leur tour originaires du pays du cassoulet et du rugby, Toulouse. Encore du n’roll vous direz-vous ... oui. Mais. C’est pas totalement idiot et ça colle avec force à la musique mêlant groove et violence aveugle.

Dès le titre d’ouverture le groupe met les joints sur les « p ». Ca gueule, ça braille (il y a 2 chants bien distincts, l’un beuglé gras et l’autre braillard aigu, les 2 dans les canons du genre), ça défouraille à coup de blasts et ça envoie du groove aussi avec un break très bien trouvé en milieu de chanson. L’amateur de grind se dit chouette. Un groupe qui envoie la sauce différemment en ne misant pas uniquement sur le côté brutal ultra rapide et ultra gras ! Oui, Nolentia c’est ça, du grind qui puise aux sources du genre avec la touche punk pour que ce soit aussi bien dans les riffs que dans le son. Qu’on se le dise, ceci est une bonne chose. Car faire du Last Days Of Humanity n’est pas donné à tout le monde, et surtout, tout le monde NE DOIT PAS en faire. Merci pour notre cerveau. Et du rock’n roll aussi, comme averti en ouverture de cette chronique. Très majoritairement par le groove qui ressort de certains breaks ou riffs qui donnent envie de taper du pied. Il semblerait que Nolentia soit sur le bon chemin non ? Celui droit et direct de l’urètre à l’œsophage.

Il va falloir analyser un peu plus finement leur musique néanmoins, car les compositions restent l’élément principal à évaluer. Et là encore il s’agit d’une bonne surprise. Le groupe se montre inspiré pour chacune de ses chansons. Le but n’étant pas à la démonstration mais à l’efficacité, et il est clairement atteint. Les variations de tempi laquant agréablement les oreilles (et tant pis si les puristes grincheront). Il se peut même que le rythme se fasse plombant à l’image de ce que "Construct" propose (la chanson la plus longue de l’album, un hasard ?). Les riffs donnent envie de continuer jusqu’à la fin des (courtes, on est grind merde !) chansons. Cela signifie que l’ennui ne guette point. Merci Nolentia ! Par contre il est temps de taper là où ça fait mal : cet album, tout rafraichissant soit-il n’est clairement pas un nouveau chef-d’œuvre du genre. La faute à une inspiration pas au niveau des Napalm Death ou Brutal Truth dans un style plus proche. Aussi à ... mmmmhh une baisse de régime sur la 2e moitié de la galette qui dilate un poil le temps.


Ne vous méprenez pas, l’album que voilà est un sympathique moment de grind, aucun doute là-dessus. En revanche, il ne pourra contenter les assoifés de blast car même si ceux-ci sont présents en nombre, ils ne sont pas majoritaires (ce n’est pas forcément un mal). Et aussi, ceux qui cherchent de la différence pourront être déçus car le groupe ne va pas suffisamment loin dans sa démarche. Tant qu’à faire, autant placer des moments carrément plus n’roll avec d’autres carrément plus grind. Le renforcement du contraste pourrait faire mouche. Et aussi, on veut des compositions encore plus inspirées ! Des débuts prometteurs quoi qu’il en soit.


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