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CHRONIQUE PAR ...

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Wotan
Cette chronique a été mise en ligne le 17 janvier 2010
Sa note : 11/20

LINE UP

-Charlotte Lubbock
(chant+piano)

-John Lovell
(guitare+chant)

-Barney Cushman
(guitare+chant)

-Ben Lloyd
(basse)

-Jack Slade
(batterie)

TRACKLIST

1)You
2)Unspoken
3)This Devastation
4)Breaking Free
5)Confess
6)Under the Lights
7)On Your High Horse
8)The Riddle
9)Speak
10)The Answer in My Eyes
11)Goodbye and Goodnight
12)Until Tomorrow

DISCOGRAPHIE


Symphony Cult - Rewind to Fast Forward
(2009) - rock - Label : Copro Records



Derrière une pochette qui n’annonce pas la couleur – elle serait moins surprenante pour un groupe de blues – se cache le premier album d’une formation anglaise. Une entrée en matière plutôt mystérieuse: couverture d’album sans cliché, nom passe-partout. Un coup d’oeil sur l'arrière du boîtier: le groupe a en son sein une chanteuse. Ha, un indice fort, qui ne peut qu’amener que le doute et une moue désapprobatrice: de quel groupe Symphony Cult est un ersatz ?


En fait, les Londoniens ne sont la copie d’aucun groupe, même pas d’Evanescence (c’est à la mode) ou de Nightwish (encore plus à la mode). Sans non plus nous proposer quelque chose de personnel, ils ne sont pas non plus juste un clone. Au mieux, ils sont un stéréotype du groupe de rock alternatif moyen. Le cachet metal ne vient que de la distortion, et peut-être aussi de quelques riffs neo-metal, comme sur le titre d’ouverture. Cependant, ne nous trompons pas, nous sommes en face d’un album de rock. La fiche promotionnelle mentionne l’influence d’Alice in Chains, de Skunk Anansie et d’Incubus, qui se retrouvent assez facilement dans les compositions. La basse est omniprésente, audible et apporte un peu de groove à l’ensemble. Les compositions courtes (4 minutes en moyenne) sont construites autour d’un ou plusieurs riffs rocks, sur lesquels se pose une section rythmique basique.

La différence entre un album moyen et un album sympathique pourrait se faire sur le chant. Mais il est du niveau du reste. La demoiselle possède un certain coffre, mais sa voix nasillarde rend son timbre désagréable sur la longueur, sans même parler de ses défauts de prononciation qui égratignent un peu l’oreille. Les quelques lignes de chant des deux guitaristes apporteront un peu de diversité, avec même un passage chargé en grain sur "Speak", ce qui apporte un peu de puissance bienvenue. Las, nous ne restons jamais loin du easy listening pour autant, et ce n’est pas l’application homéopathique d’un début de bonne idée qui sortira ce disque convenu, même si techniquement bien fait et sans défaut majeur, de la masse informe et infinie des nouveautés qui ne vaillent pas qu’on s’attarde dessus.


Je ne saurais vous conseiller que de passer votre chemin. Pour son premier album, Symphony Cult ne prend aucun risque et sort un album de rock alternatif qui est le stéréotype parfait du disque moyen, celui qui rentre par une oreille pour en sortir par l’autre. Sans relief, sans rien pour le différencier de milliers d’albums, Rewind To Fast Forward n’a rien pour lui.


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