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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 16 avril 2010
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Hedin Varf
(chant)

-Gorm
(guitare)

-Ravnsvartr
(guitare)

-Mr Ymer
(basse)

-Mjølner
(batterie)

TRACKLIST

1)A Funeral Feast
2)Vargaate
3)Blot
4)Circles of Eternal Flames
5)Realm of Darkness
6)Ominous Vocation
7)Spiritual Mass
8)Silver Haze

DISCOGRAPHIE

Diseblot (2010)

Thyruz - Diseblot
(2010) - black metal - Label : Twilight Records



Thyruz (pas de jeu de mots svp), n'est pas très connu au bataillon. Par contre, c'est un fier représentant du black metal. Norvégien forcément, ça aide à se trouver un label dans le genre et un début de crédibilité. Par contre, ça ne garantit pas de la qualité finale de la musique. M’enfin le pedigree est là et il serait bien idiot de juger uniquement sur cette base. En plus, le groupe la joue façon guerrière, de ceux avec qui il ne faut pas plaisanter, donc un bon potentiel à blast beat. Il y a un album derrière et il faut l’écouter. Diseblot qu'est son quolibet même.

Parti de ce postulat aussi évident que stupide, la musique du groupe est immédiatement catégorisable : black tendance brutale avec des réminiscences de death dans certains riffs et la façon d’attaquer frontalement l’auditeur par moments. Le chant donne une seconde indication, on se rapproche d’un groupe assez éloigné de la Norvège : Impiety le Singapourien. Les riffs peuvent également faire penser à leur merveilleux Asateerul Awaleen. On a envie de citer Enthroned aussi pour la façon de composer, assez brutal mais accessible. Le son de la batterie fait étrangement penser à Hellhammer sur Grand Declaration Of War, malheureusement en un peu plus carton pâte. La comparaison s’arrête là. Ça a le mérite de poser le groupe, un soldat sans grande facétie mais obéissant. Heureusement il arrive à sortir un peu de ce chemin balisé. L’intro plus lourde de "Realm of Darkness" apporte du souffle frais sans pour autant démarquer la troupe.

De toute façon, le but de cet album n’est pas de révolutionner le genre ni d’apporter du neuf. La cible c’est le black metal et ses fans. C’est suffisamment clair et explicite pour ne pas avoir à leur reprocher de ne faire que ça. C’est écrit dans le contrat, point barre. Du coup, le groupe coupe les mots sous les claviers car il est assez dur de s’envoler sur des lignes et des lignes devant cet élan de classicisme. Que dire ? L’exécution est correcte avec une variété dans les riffs agréable, loin du carcan réducteur de l’inlassable répétition dans lequel le genre peut se complaire. Les compositions sont elles même agréables, très black comme déjà dit, à un niveau qui satisfera très certainement le fan du style. En plus, il se dégage quand même un sentiment d’implacabilité assez intéressant et tout à fait dans le ton de la musique et du message porté par les paroles : honneur au Valhalla et à la guerre.


Cela nous donne un album qui se laisse facilement écouter et taillé pour les fans de black metal. Une sortie qui si elle n’est pas indispensable, loin s’en faut, s’attribue le mérite de devoir être écoutée pour déterminer de sa valeur. À vous de voir ce que vous tirez d’une telle conclusion.


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