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CHRONIQUE PAR ...

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Flower King
Cette chronique a été mise en ligne le 02 mai 2010
Sa note : 11/20

LINE UP

-Nikola Mijic
(chant)

-András Horváth
(guitare)

-György Nagy
(claviers)

-Gergely Springer "Clinsmann"
(basse)

-Omar Gassama
(batterie)

TRACKLIST

1)Entering
2)Room 1 - Seek for Salvation
3)Room 2 - Can't Hide Away
4)Room 3 - Pretending
5)Room 4 - Fragments
6)Room 5 - Way to You
7)Room 6 - Blossoms of Decay
8)Room 7 - Vain
9)Room 8 - Leaving Grace

DISCOGRAPHIE


Dreyelands - Rooms Of Revelation
(2010) - metal prog - Label : Lion Music




« …et vous pouvez me garder entre ces quatre murs aussi longtemps qu’il vous plaira, mais vous n’empêcherez pas la vérité d’éclater, messieurs ! Je ne suis pas fou ! J'ai tout compris, figurez-vous. J’ai vu clair dans leur jeu. Et je le proclame haut et fort : tous ces Dreyelands, Aspera, Redemption, Tomorrow’s Eve, Seventh Wonder, ne sont en réalité qu’un seul et même groupe, lequel a signé un pacte… avec le Prince des Médiocres ! »


« Depuis combien de temps dure cette mascarade ? Je ne saurais le dire, n’étant moi-même pas présent aux origines ; mais j’en ai suffisamment souffert depuis pour dénoncer l’immonde procédé ! Leurs motivations ? Je les ignore encore… tiennent-ils réellement à statufier le dit metal progressif dans une structure moribonde, pas déplaisante en soi certes, mais sans vie ? Je ne puis croire qu’ils aient des intentions aussi maléfiques. Je pencherais plus sur une volonté de surexposition du genre, pour faire sus, peut-être, aux affronts du punk, ou tout autre style qui n’aurait pas leurs faveurs… si j’ai des preuves ? Mais enfin, tendez donc l’oreille ! Vous n’avez pas la sensation désagréable que tous ces groupes ont été coulés dans le même moule ? Qu’ils, par l’effet d’un sortilège irrévocable, sonnent tous pareil ? Qu’ils ont tous été enregistrés dans le même studio, avec le même mix, clair, précis, voix devant, guitares propres, rythmique solide ; pour ainsi dire, comme une formule ? »

« Comment expliquer, alors, que ces claviéristes aient les mêmes banques de sons malodorantes, au parfum de kitsch frelaté, qui accusent une bonne décennie de retard ? Pourquoi ces solos sonnent, à mes oreilles, interchangeables d’un disque à l’autre ; et nourris au même berceau d’influences, à tel point que je pourrais crier halte au produit générique ? Mais enfin, me demanderez-vous, pourquoi, alors, cette identité multiple ? Ah, ça, il ne faut pas prendre le Prince des Médiocres pour plus bête qu’il ne l’est ; il s’était, dès le départ, allié avec le Seigneur de l’Entropie, afin d’ajouter un soupçon de hasard dans la recette. Au final, tous ne sonnaient pas irrémédiablement médiocres ; certains s’en sont sorti la tête haute, par un sens de la composition plus affiné, ou une fraîcheur un peu moins inexistante… tandis que d’autres, paix à leur âme, se sont embourbé dans une fange d’ennui mortifère tant rien ne pouvait les distinguer de leurs compères… »

« Quant à Dreyelands – le groupe par lequel j’ai, enfin, deviné la supercherie – je les rangerai dans le milieu du panier, c’est-à-dire : d’une parfaite médiocrité. Quoi que… je dois quand même leur reconnaître une qualité propre : un sens du refrain accrocheur, qui taquine le dit hard rock pour femelles esseulées. Écoutez donc ceux de "Way to You" ou "Can’t Hide Away", on sent bien le teuton sensible – ce à quoi vous me rétorquerez qu’ils sont Hongrois, mais je vous le rappelle : subterfuge ! C’est le même groupe que les autres ! – oui, ce chanteur, peut-être, apporte une légère différence, une envie de reviens-y pour les moins difficiles d’entre vous. Et il y a aussi cette mélodie de piano en ouverture et clôture du dernier titre, inspirée, qui apporte – miracle ! – une autre couleur. Mais le reste, vous l’avez entendu chez les autres identités que je vous ai précédemment citées, sans parler de toutes celles qui attendent leur heure ! »


« Car oui, je le crains, nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, et tant que personne n’aura le courage et la vaillance de dénoncer les méfaits du Prince des Médiocres, il les multipliera, trouvant toujours une naïve maison de disques pour distribuer sa marchandise inodore… alors libérez-moi ! Libérez-moi pour que je répande la bonne parole. Quoi ? Comment ça, il se trouvera toujours des camés au metal prog pour y trouver leur compte ? Vous êtes sûrs ? Oh ben… »


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