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CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
Cette chronique a été mise en ligne le 02 août 2010
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Vince Neil
(chant)

-Jeff Blando
(guitare)

-Dana Strum
(basse)

-Zoltan Chaney
(batterie)

TRACKLIST

1)Tattoos & Tequila
2)He's A Whore (Cheap Trick)
3)AC/DC (Sweet)
4)Nobody's Fault (Aerosmith)
5)Another Bad Day
6)No Feelings (Sex Pistols)
7)Long Cool Woman (The Hollies)
8)Another Piece Of Meat (Scorpions)
9)Who Will Stop The Rain (Creedence Clearwater Revival)
10)Viva Las Vegas (Elvis Presley)
11)Bitch Is Back (Elton John)

Bonus track:
12)Beer Drinkers and Hell Raisers (ZZ Top)

DISCOGRAPHIE


Neil, Vince - Tattoos & Tequila
(2010) - hard rock - Label : Frontiers Records



Les vrais amateurs vont le diront tous, la Guinness est la meilleure bière du monde. Sa saveur et son aspect si particuliers sont inégalables. Ceux qui le nient sont des falses, tout simplement. Pourtant essayez un peu de vous envoyer quelques pintes de stout noire et épaisse en plein été sous un soleil de plomb ! Dans ces cas là, même le plus intransigeant des obsessionnels de la brune est prêt à mettre ses convictions de côté pour se rafraichir avec quelque chose de léger et frais, une lager voire même une bière blanche avec une rondelle de citron.

Quel rapport avec Vince Neil me direz-vous, lui qui semble privilégier la tequila au houblon ? Et bien le chanteur de Mötley Crüe s’est permis un petit plaisir coupable à la saveur très estivale avec son nouvel album solo, le bien nommé Tattoos & Tequila. En plus du titre, la pochette donne le ton : une rock biatch tatouée sort d’une piscine sous les yeux de ce bon vieux Vince dont on ne voit que le bras… tatoué, un verre de tequila à la main. Le décor est planté, l’univers dans lequel Neil évolue depuis le début de sa carrière n’a pas changé : sex, drugs and rock n’ roll ! Le blondinet ne s’est pas pris la tête et a décidé de rendre hommage à ses groupes préférés en reprenant des morceaux qui ont compté pour lui au cours de sa vie. On trouve ainsi une dizaine de reprises et seulement deux titres originaux perdus au milieu de cet album. Même pour ces compos personnelles, Neil n’a pas eu à chercher bien loin avec un "Tattoos & Tequila" bien pêchu et efficace dans un style très proche du Mötley Crüe actuel (et pour cause: le titre est signé Marti Frederiksen, co-compositeur de tout l’album Saints of Los Angeles). Quant à la ballade "Another Bad Day", co-écrite par Nikki Sixx, elle porte elle aussi la patte actuelle du combo principal de Neil. Tattoos & Tequila serait-il alors un album de Mötley Crüe déguisé ?

Pas vraiment, même si la voix si reconnaissable de notre blondasse préférée y fait forcement penser, car les reprises sont assez variées et éloignées de l’univers du Crüe. On trouve ainsi des choses plus pop sur le fond comme du Cheap Trick ("He's A Whore") ou du Sweet ("AC/DC", rien à voir avec le combo australien), mais extrêmement pêchues sur la forme. Le son moderne de l’album et le groupe efficace qui entoure Vince (composé de membres de Slaughter) dégagent en effet une énergie spontanée et rafraichissante. Les titres purement rock comme le "Nobody's Fault" d’Aerosmith ou le plus méconnu "Long Cool Woman" des Hollies en sortent rajeunis. Mais ce n’est rien par rapport à l’une des grandes réussites du disque, ce "Viva Las Vegas" emprunté au King et pourtant vu et revu (tout le monde connaît la version de ZZ Top) qui est ici totalement réinventé, grosses guitares et double grosse caisse en avant ! On adore ou on desteste... A un moindre niveau, le "Bitch Is Back" de Sir Elton John subit le même traitement de choc. Autre preuve de l’ouverture d’esprit de Neil, et légère prise de risque pourrait-on dire, le chanteur ose s’attaquer à la fois au génial et heavy "Another Piece Of Meat" de Scorpions (sans être ridicule comparé à Klaus Meine!) et à la ballade très cow boy, limite country "Who Will Stop The Rain" du Creedence Clearwater Revival. Et tout ça de manière plutôt cohérente.


Tatoos & Tequila est donc un album facile, à l’ambition modeste. Les expérimentations d’un Carved In Stone (dernier opus solo de Vince en date sorti il y a déjà 15 ans) sont loin, très loin. Vince Neil n’a pas d’autre but que de nous faire passer un bon moment avec cet album de reprises, un instant léger et rafraichissant comme une bonne bière blonde bien fraiche en plein soleil… ou une tequila pour lui faire plaisir. Et c’est réussi, l’album parfait pour animer vos chaudes soirées d’été. Vince, tu m’en ressers une ?


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