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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 06 septembre 2010
Sa note : 10/20

LINE UP

-Blaspherion
(chant+guitare)

-Raptus
(guitare)

-Tartaros
(basse)

-Lord Grond
(batterie)

TRACKLIST

1)Sulphurblooded
2)Dead All Things Will Be (Part I)
3)Sic Transit Gloria Mundi
4)Pale Rider – Pale Horse
5)Become an Opponent
6)Sound Forth the Trumpets... That S
7)Invictus
8)Dead All Things Will Be (Part II)
9)By the Seventh Spell – A Blackthr
10)Deine Waffen Zu Meinen Fuessen

DISCOGRAPHIE


Unlight - Sulphurblooded
(2010) - black metal - Label : Massacre



Unlight, croyez-le ou non, est un groupe complètement non connu. Bon, il existe sûrement de vaillantes âmes allemandes qui soutiennent tous les groupes de leur pays pour en posséder la discographie complète. Bref, des chleus. Et avec la déferlante d’outre-Rhin Lantlôs, Infestus, Kathaaria etc ... autant vous dire qu’on s’attend à se faire décoller les papilles génitales car le black allemand semble en plein renouveau. Pourtant, à se pencher d’un peu plus près de la bête on remarque qu’elle n’est point nouvellement née, 1997 nous indique son certificat administratif.

Que cela signifie-ce me demanderez-vous ? Et encore plus, quelle satanée importance ça a ? En soi, pas grand chose, mais c’est tout de même un détail qui mérite d’être noté. Car là où ses joyeux congénères dépressifs et noirs étaient des groupes neufs qui débarquaient en pleine lumière, Unlight semble les avoir éteintes. Enfin s’entend, Unlight n’est pas de la dernière éclaircie quoi. Ca signifie qu’il a mené sa barque plutôt anonymement depuis plus de 10 ans, et même si les perles de l’underground sont réelles, en règle générale c’est plutôt mauvais signe. Et en effet, on comprend dès la 1ère écoute pourquoi Unlight ne la porte pas, la lumière. Musique bien exécutée, des chansons correctement écrites sauf que rien ne se passe. Aucune émotion ne vient faire vibrer notre petit coeur malade. La faute à des rengaines ressassées encore et encore. Et ce ne sont pas l’imagerie clichesque ou les titres ringards de chansons qui nous aideront à porter notre attention plus avant (cf la chanson-titre entre autre, "Sulphurblooded" ou l’utilisation du latin évidemment).

Rien ne sert de tourner autour du pot des heures, Unlight est tout sauf original. On entend du Marduk, la basse lourde et lente de "Dead All Things Will Be (Part II)" fait incroyablement penser à Wormwood, le son fait pencher du côté d’un bon gros Hell Eternal de Setherial, absolument pas réputé pour sa finesse et pas beaucoup plus pour son originalité (en fait, on pense à ... Marduk). Fort heureusement une chanson comme "By the Seventh Spell – A Blackhr" (ne cherchez pas, il ne manque pas de lettre) par son côté très thrash apporte un peu de ... air frais à défaut de neuf. Car voilà une des composantes du groupe, black brutal souvent mais avec quelques influences death perceptibles et surtout thrash. On connaît, mais l’effort est là. En fait, cette chronique est bien méchante avec Unlight alors que le groupe fait tout correctement, de ses compositions à sa maîtrise technique, sauf que rien ne ressort de la masse, les inspirations étant suffisamment évoquées depuis le début de ce texte. Une dernière petite pensée pour "Deine Waffen Zu Meinen Fuessen" qui renferme un passage de guitare en tremolo franchement pas neuf mais efficace.


Bref, Unlight ? Oui, vous adorez le black, vous êtes en manque terrible (ce qui serait bien incompréhensible vu le nombre de sorties ces derniers temps) et vous voulez un truc qui vous abreuve avec les bases du genre, ouais ok, allez-y. Pour les autres, ce sera plus dur. Tout est trop tellement entendu et ré-entendu qu’il est difficile d’être clément. Oui c’est bien fait, mais il manque une âme.


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