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CHRONIQUE PAR ...

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[MäelströM]
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14/20

LINE UP

-Emma Hellström
(chant+claviers)

-Tobias Martinsson
(chant+guitare)

-Joakim Rosén
(guitare)

-Jonnie Täll
(basse)

-Joel Lindell
(batterie)

TRACKLIST

1)At the Barricades
2)Crash Course
3)Thanks to You
4)Second and Last but Not Always
5)Revelling Masses
6)Leave-Takings
7)The Cost
8)Deadened
9)One Warning
10)Settle Soon

DISCOGRAPHIE


The Provenance - Red Flags
(2006) - ambient - Label : Peaceville Records



Hé ! Vous avez remarqué ? La chanteuse se paye ma tête… Œil pour œil / dent pour dent : «Qu’est-ce qu’elle a cette fille a tentée d’imiter The Gathering à longueur de chansons ? »Voilà, l’interlude introductif tout en finesse ayant atteint sa finitude, parlons musique. Anciennement bientraitant du death-melodic, la cure de gothic-metal (ah ah) a rogné toute prétention progressive à ce groupe suédois qui, il faut l’avouer, évolue d’albums en albums. The Provenance a su choquer grâce à un boost très méchant, des morceaux rapides et cadencés grâce une approche de la rythmique plus fouillée que ses contemporains et une chanteuse… une chanteuse comme la mode l’indique, en fait. Loin de n’être qu’un clone pourtant, le groupe s’est taillé une identité qui n’a pas laissé insensible nombre de fans déçus.

Composés de musiciens talentueux, Red Flags frappe d’abord par une sous-utilisation des guitares qu’on rencontre peu dans le metal. La poudre-à-l’œil Emma Hellström (on m’appelle ?), que je n’aurai de cesse de comparer à Anneke Van Giersbergen (et à raison, écoutez "Second And Last But Not Always" pour vous en convaincre) a un sens mélodique suffisant pour assumer les leads, de fait elle se taille la majeure partie des tours de chant. Elle donne de la voix – même si on sent que la puissance n’est pas sa spécialité – et Martinsson fait les chœurs. Ce dernier se donne trois morceaux pour faire sa star et le processus s’inverse. La voix masculine est correctement maîtrisée mais ressort malheureusement d’une inégale banalité…

Sans révolutionner les bases de la rythmique, il faut remarquer que le batteur du groupe se donne énormément de mal pour donner un ton différent au rôles percussifs souvent primaires du metal. L’ouverture "At the Barricades" est à ce titre une belle démonstration de ses capacités, et même sur la ballade "Deadened", Lindell se permet des escalades qui apportent une couleur spécifique à un morceau un peu longuet… Jusqu’à "One Warning", la maltraitance de fûts semble être le cheval de bataille du groupe ! Qu’importe, quand un batteur peut assumer tant de déraillements sans en faire trop (ce qui malheureusement guette certains titres), on ne se prive pas.

Pour faire sortir les points noirs de leurs chairs enserrées maintenant, il faut bien parler de la légère «platitude» qui se dégage de Red Flags. Non pas que l’écoute soit ennuyeuse, loin de là, disons plutôt qu’au bout de six chansons, on a l’impression d’avoir fait le tour de The Provenance et plus grand-chose ne nous attend au détour pour nous surprendre. "The Cost" comme "Thanks To You" s’oublient très vite. Coulissant doucement (comme de plus en plus de groupes de metal) vers une musique plus adaptée à l’écouteur lambda, le band perd une partie de sa force expérimentale au profit de titres «soigneux». Pas pop mais plus cool. Le groupe va-t’il réussir à récupérer le public de Nightwish ? Vous le saurez dans un prochain épisode…




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