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CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
Cette chronique a été mise en ligne le 07 octobre 2010
Sa note : 12/20

LINE UP

-Kenny Leckremo
(chant)

-Dave Dalone
(guitare)

-Eric Rivers
(guitare)

-Jona Tee
(claviers)

-Jimmy Jay
(basse)

-Crash
(batterie)

TRACKLIST

1)We’re Gonna Make It to the End
2)Black Night
3)I Can’t Look the Other Way
4)Shelter
5)Beg Beg Beg
6)Danger Road
7)Stay
8)Everybody Wants to Be Someone
9)Nobody Loves You (Like I Do)
10)I Know What It Takes
11)Cast Away
12)High on Love
13)Who Will Stop the Rain

DISCOGRAPHIE

Freedom Rock (2010)
II (2020)

H.E.A.T. - Freedom Rock
(2010) - hard FM - Label : Edel




Encore un ! Encore un groupe de jeunots tous nés dans la deuxième moitié des années 80 et qui pourtant ont été traumatisés par cette décennie. H.E.A.T. (oui il faut l’écrire comme ça, avec les points entre chaque lettre, il s’agit peut être d’un acronyme pour Hérisson Épileptique Agnostique Transgénique ? Les Éternels enquêtent) existe depuis 2007 et sort son deuxième album Freedom Rock en 2010, deux ans après un premier album éponyme.


Les photos promos ne laissaient planer aucun doute, et le premier titre "We’re Gonna Make It to the End" confirme nos attentes : H.E.A.T. fait du Hard FM, voire de l’AOR, très exactement comme on en faisait vers 1984. Rythme entraînant, guitares mélodiques tout sauf agressives, clavier bien présent (mais pas envahissant, reconnaissons-le) et surtout chant aigu et extrêmement mélodique. Dans ce style le poste de chanteur est particulièrement crucial, presque tout repose sur lui et il n’a aucun droit à l’erreur. Et bien chez H.E.A.T. (à ne pas confondre avec Hit, le légendaire disquaire Niçois) on est bien pourvu à ce niveau là : Kenny Leckremo est assez excellent, le très léger grain de sa voix lui permettant de ne pas sonner trop aseptisé. Sur les refrains, bien entendu tous extrêmement accrocheurs, il est accompagné de chœurs totalement radiophoniques. Le cahier des charges est donc bien rempli, les noms de Europe, Journey ou Bon Jovi viennent rapidement à l’esprit à l’écoute de ce Freedom Rock.

H.E.A.T. (rien à voir non plus avec le club de basket de Miami) nous propose donc une musique déjà entendue des milliers de fois mais assez efficace, comme le prouvent les sympathiques "I Can’t Look the Other Way", "Danger Road" ou le plutôt classe "Stay" qui mélange un chant digne de Steve Perry et un riff à la Bon Jovi (le Bon Jovi des 80’s, bien entendu). "Black Night" se démarque un peu du reste, et pourtant ce n’est pas une reprise de Deep Purple mais un titre légèrement plus posé et sombre. Tobias Sammet y fait une apparition sur les couplets où son vibrato est reconnaissable à la première seconde (H.E.A.T. a tourné en première partie d'Edguy). "High on Love", lui, se démarque par son riff rock n roll, une version très aseptisée de ZZ Top ! Lorsque l’on joue ce type de musique les ballades sont un passage obligé et H.E.A.T. ne déroge pas à la règle avec "Shelter", cucul mais qui atteint son but, et "Everybody Wants to be Someone", au piano. Une petite critique en revanche peut être faite au son de batterie qui ne paraît pas très naturel. On a souvent l’impression que la batterie a été programmée, notamment lors des breaks ou quand le tempo est rapide.


Freedom Rock est donc un album absolument sans surprise, nous offrant exactement ce que l’on vient y chercher : la nostalgie des années 80 pour ceux qui les ont vécues, ou un esprit léger, frais et positif pour les autres. H.E.A.T. fait ça bien, même si ses influences sont encore beaucoup trop évidentes. Mais le groupe va peut être être obligé de se renouveler, son chanteur venant de quitter le navire. Son remplaçant est déjà trouvé, il s’agit d'un certain Erik Grönwall, vainqueur de l’émission La Nouvelle Star version Suédoise.


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