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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Blackheim
(chant+instruments)

-Dan Swanö
(batterie)

-Ingmar Döhn
(violoncello+basse)

-Marie Gaard Engberg
(flûte)

TRACKLIST

1)Rider On The Bonez
2)Dreadventurouz
3)The Zkeleton Keyz To The Dead
4)Thiz Ghoultimate Omen
5)All Onboard The Perdition Hearze!
6)The Eerie Obzidian Circuz
7)Haunted By Horror

DISCOGRAPHIE


Diabolical Masquerade - Nightwork
(1998) - dark metal - Label : AvantGarde Music



Pour le troisième et dernier véritable album, Diabolical Masquerade propose Nightwork. Une évolution notable ne se fait pas attendre, et dès les premiers titres il est clair que Blackheim s’attaque à un pan plus dark et travaillé de son inspiration.

Laissant de coté les aspirations black metal connues des premiers albums Ravendusk In My Heart et Phantom Lodge, ici est montré un coté plus sombre, mais surtout plus épuré, dans un style purement thrash/dark. Selon les dires de Blackheim lui-même, encore aux manettes de cet opus, il n’aura fallu que de quelques nuits pour venir à bout de Nightwork. On retrouve bien sûr l’essentiel de Diabolical Masquerade à la fois dans le feeling général, dans l’approche mélodique des compositions, jamais laissée au hasard, ainsi que dans la construction je dirais presque parfaite des titres, suivant une logique exemplaire et accrocheuse.

Ainsi cette œuvre est déjà plus placée sous le signe avant coureur d’une B.O., offrant pour chaque titre une ambiance particulière et une histoire particulière, la plus forte étant le non moins connu "The Eerie Obzidian Circuz", dans lequel le diable traverse une ville sous la forme d’un cirque hypnotisant. Ce titre possède d’ailleurs une touche particulière par rapport à l’ensemble de l’album, tout simplement plus agressif, plus incisif, plus thrash et balancé. Les quelques claviers aident à maintenir l’ensemble dans une atmosphère tordue, mais ce sont bien les riffs tranchant et cet ensemble ultra entraînant qui font de ce titre un des meilleurs et des plus racés de l’album. Quelques soli, rares chez Diabolical Masquerade, viennent agrémenter ce titre, ainsi qu’un passage aux guitares acoustiques.

Un autre titre va dans ce sens, "The Zkeleton Keyz To The Dead", véritable concentré de coupures rythmiques, d’impressionnisme vocal, de riffs agressifs sur fond d’ambiance sombre. Quelques samples de monstre enfoncent le clou alors que les passages aux claviers entraînent encore l’atmosphère du titre vers une influence de bande originale. C’est toute cette hétérogénéité dans la composition comme dans les influences qui fait le charme et la force de cet album. Chaque titre possède son cachet et surtout un refrain, donnant une cohérence à la composition: "All Onboard The Perdition Hearze"! par exemple avec son fond atmosphérique et un peu étrange.

Comme par le passé, ce qui reste très Diabolical Masquerade, c’est notamment cet élément acoustique, qui revient assez régulièrement dans l’album, tout autant que les interventions de flûtes, lesquelles ajoutées aux mélodies renvoient un aspect épique. Personnellement, même si je porte un avis largement positif à cet album, riche et varié, certains regretteront peut-être comme moi l’approche moins agressive et moins black metal que le précédent Phantom Lodge. Et en poussant un peu dans le détail, certains breaks acoustiques ne paraîtront pas non plus toujours des plus originaux. Bref, même si le coté « cru » de Diabolical Masquerade a un peu disparu dans cet album au profit de quelque chose plus calculé et précis, Nightwork n’en possède pas moins toutes les principales qualités d’un grand groupe, avec la touche personnelle de Blackheim en plus.




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