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CHRONIQUE PAR ...

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Joe Le Hareng
Cette chronique a été mise en ligne le 07 février 2011
Sa note : 13/20

LINE UP

-Burton C. Bell
(chant)

-Jed Simon
(guitare)

- Sho Murray
(guitare)

-Byron Stroud
(basse)

-Bob Wagner
(batterie)

TRACKLIST

1) Carve Your Name
2) Gravity
3)
Rising
4) A Memory
5) Spirit Guide
6) Coitus Interruptus
7) Hanya
8) Emerald
9) Hollow Land
10) Dark Tides
11) Rain

DISCOGRAPHIE

City Of Fire (2010)

City of Fire - City Of Fire
(2010) - rock indus - Label : Autoproduction



Quand Burton C. Bell et Byron Stroud (de Fear Factory) s'allient à Jed Simon (Strapping Young Lad), on s'attend à se que le groupe fasse parler la poudre à grand renfort de palm-mute calé sur la double. Alors quand on apprend que les compères veulent sortir un album de rock, on est un peu dubitatif... En même temps, « rock  », ça veut tout et rien dire à la fois... Surtout rien d'ailleurs. Pourtant on a une vague idée de ce que l'on attend d'un groupe qui fait du rock et à première vue, les trois bourrins ne sont pas les plus aptes à ce genre d'exercice. Accordons-leur tout de même le bénéfice du doute!

Première écoute, premier constat... Certes c'est beaucoup moins bourrin et violent que FF ou SYL mais de là à appeler ca du rock, il y a un pas difficile à franchir... Gros gain bien compressé, palm-mute à tous les étages (pour ceux qui ignoreraient ce qu'est le palm-mute, un simple écoute de Demanufacture devrait suffire à les aiguiller), double pédale à tous les étages et batterie triggée à mort. Bref, ça ressemble quand même énormément aux deux mastodontes de l'Indus/death sus-cités. Puis les écoutes s'enchainent et la sensation d'écouter un Obsolete In The City « adouci  » s'estompe et on s'apercoit d'une chose : on est bien en présence d'un album de rock... En tout cas, le truc le plus rock dont sont capables les trois bûcherons. Excellents d'ailleurs les trois compères : Bell oscille entre sa voix claire, très froide, et un chant hurlé/agressif qui ne vire jamais dans le growl, Simon assure d'excellentes parties de guitare et Stroud vient plomber les guitares rythmiques. Quand au batteur, il réussi l'exploit d'avoir autant de personnalité qu'une excellente boîte à rythme! Quel dommage, un peu de groove n'aurait pas gaché la fête.

Parce que bon, au début c'est assez marrant et rafraichissant mais on se rend quand même vite compte de la vacuité des compos... et du manque de propos du combo. Ça commençait pourtant bien, avec un burner de classe internationale ("Carve Your Name"), un morceau mid-tempo ("Gravity") qui fait son petit effet (si seulement le batteur le faisait groover un peu, bon sang, ce tube que l'on tenait!) et même une ballade bien gaulée! Et après? Et bien on s'emmerde... Attention, c'est propre, c'est net, c'est de qualité, mais on s'ennuie sec. Il y a quelques envolées, une volonté mélodique des plus admirables, mais qui ne décolle jamais vraiment. À la rigueur "Emerald", petite pépite acoustique sympathique... Il nous faudra attendre les deux derniers titres pour atteindre le Nirvana. "Dark Tides" n'est pas à proprement parler un morceaux mais sert de tremplin à la fantastique "Rain". L'intro de cette dernière est fabuleuse (cette guitare acoustique ! l'étonnant Bell !), la montée en puissance maîtrisée (on sent que les gars ont du métier) et l'explosion parfaite (là encore, le métier, petit, le métier) : un grand moment de metal
.

Voila, tout est là... On pourra retourner le problème dans tout les sens, City Of Fire restera un projet de metal, voire même de metal générique. Alors comme les gars aux commandes sont pas des perdreaux de l'année et qu'ils ont encore deux-trois bons trucs dans leur besace, ça fait la sauce sur quelques titres, mais ça tient pas sur la longueur. À réserver aux fans de Fear Factory en manque de Bell.


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