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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 18 mars 2011
Sa note : 11/20

LINE UP

-Mitchell Luna
(chant)

-Eduardo Borja
(guitare)

-Mauro Cordoba
(basse)

-Danny Morris
(batterie)

TRACKLIST

1)March (Into Regression)
2)Strain
3)Plague Domain
4)Stagnation
5)Routine
6)Drown in Black Matter
7)Devoid of Allegiance
8)Body Weapon
9)Swine Swallower
10)Conform to Deform
11)Etched in Granite
12)Salient
13)Solace Through Self Annihilation
14)Hand of the Overseer
15)Failure King
16)Gaiares
17)Blood of the Luddite

DISCOGRAPHIE


Maruta - Forward into Regression
(2011) - grindcore death - Label : Candlelight




Naruto ? Un groupe fan de manga ? Étrange hommage que voilà puisque sous forme de ... grind ! ... En fait nenni. Point de Naruto mais du Maruta ici bas. Et du floridien, donc bien plus proche de toute la scène death de Tampa qu'autre chose. Au temps pour moi. Le nom se découvrira alors des consonances hispaniques, tant mieux pour le groupe, mais ça nous amène à du surplace sur la qualité musicale de ce disque. Alors adorateurs de grind, allez-vous trouver chaussure à votre pied ?


Cela dépend, possédez-vous 2 pieds ? Car Maruta possède 2 chants qui devront convenir à 2 pieds différents. Bon, les chants en question sont diaboliquement classiques : le hurlé core et le gros gras death baveux. À priori, les chaussures sont donc confortables et taillées dans un matériau bien connu et éprouvé. Peu de risque de crier au scandale. La musique confirme bien cet état de fait. Des riffs venimeux et rapides, une batterie tout à fait complètement puissamment blastante pour une impression globale d'agression sonore permanente habituelle au grind. Les riffs ont le bon goût d'évoluer dans un registre grindcore/punk, vindicatifs et cherchant l'énergie et le mur de son plutôt que la graisse, donc assimilables à du Repulsion, mais on note çà et là des apparitions plus typiquement death, notamment quelques « scouiiiic » marqués au fer rouge de leur origine. L'amateur sera donc repu de violence sonore gratuite ce qui devrait le contenter. Il devra néanmoins avoir un léger penchant death car les influences de ce genre ne sont pas négligeables.

On apprécie que le groupe décide de baisser le rythme en plaçant quelques breaks cassants voire du poum tchack des familles, toujours efficace. La coloration globale reste très grindcore cependant avec un son incisif et un poil sec. De plus les chansons vont droit au but et ne s'encombrent pas d'artifice, on tourne autour de la minute/minute trente en permanence. Les incursions dans la minute 0 sont d'ailleurs plus fréquentes que celles dans les minutes plurielles. Ce signe ne trompe pas sur l'objectif de l'album : faire mal aux cages à miel. La cible est agréablement atteinte. Comme d'habitude est-on tenté de dire dans ces cas-là, il n'y a rien de nouveau à l'horizon. Maruta fait le boulot, joue carré comme il faut, délivre ses riffs et ses blasts et basta. Il n'oublie pas de critiquer la société de consommation conformiste dans ses paroles évidemment. Rien ne viendra réellement perturber la tranquille quiétude qui nous habite durant l'écoute. Truc marrant, le riff de "Blood of the Luddite" qui fait plus que penser au début du "Chaining the Katechon" de Deathspell Omega.

Ce type d'album est cool à chroniquer et à conclure, c'est déjà tout cuit. Voici donc la livraison habituelle : Un album qui conviendra aux amateurs de grind à relent death et uniquement à eux. Les autres peuvent garder leur concentration pour les autres sorties (ou les camps s'ils se sentent tout à fait extrémistes), cet album leur sera plus fatigant qu'autre chose.


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