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CHRONIQUE PAR ...

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Althor
Cette chronique a été mise en ligne le 20 mars 2011
Sa note : 11/20

LINE UP

-Michael Eden
(chant)
 
-Thorsten Koehne
(guitare)

-Paul Logue
(basse)

-Alessandro Del Vecchio
(claviers)
 
-Pete Newdeck
(batterie)

TRACKLIST

1)Trinitas Sanctus (Intro)
2)
Trinity
3)
Saints of Tomorrow
4) No Holy Man (feat. James LaBrie)
5)
Guardian Angel
6)
Can't Fool the Devil
7)
Rivers of Destiny
8)
Dare to Be Different
9)
Children of the Tide
10)
Black Widow (feat. Andi Deris)
11)
Jerusalem Sleeps
12)
Rock N'Roll Children (Dio cover)

DISCOGRAPHIE

Eden's Curse (2007)
Trinity (2011)

Eden's Curse - Trinity
(2011) - heavy metal - Label : AFM Records



Voici donc les britanniques d’Eden's Curse, qui en sont déjà mine de rien à leur troisième album. Du melodic metal donc, en même temps quelle musique n'est pas mélodique ? (enfin si à l'extrême c'est possible). En écoutant, on se rend compte rapidement qu'on avait affaire à du bon vieux heavy metal bien classique voire du hard rock pour les morceaux un peu moins costauds. En sus, le groupe se paye le luxe d'avoir deux guests de renommée, j'ai nommé James LaBrie (Dream Theater) et Andi Deris (Helloween).

L'album débute sur une intro tout à fait atypique, qui termine sur des ambiances religieuses. Le titre éponyme de l'album fait ensuite directement son entrée. Le riff est bien catchy, ça y est, on est en prise avec ce genre aux caractéristiques si directes. Ça casse pas trois pattes à un canard, mais c'est efficace. On passe pour l'instant un bon moment, c'est l'essentiel après tout. Dès ce titre le guitariste s'illustre par un solo relativement bien inspiré. Le morceau suivant est dans la même veine, avec des lignes de clavier plus présentes. Vient ensuite le single de l'album "No Holy Man" sur lequel l'ami James LaBrie nous gratifie de quelques lignes vocales. Et dès qu'on entend le chanteur de Dream Theater, le titre prend une dimension assez jouissive. Il n'en demeure pas moins que ce titre est plutôt bien soigné et constitue l'une des plus franches réussites de cet album. Le clavier également bien présent apporte de la personnalité au titre.

Donc à ce moment de l'album, après avoir écouté quatre titres assez bons, on demeure forcément enthousiaste. Et là, c'est le drame. Le groupe n'échappe pas au cliché en proposant une ballade mièvre qui vient littéralement plomber l'entrain de ce début d'album. Le titre suivant, "Can't Fool the Devil", relativement entraînant et pourtant bon, peine à relancer la dynamique. On s'avance alors dans le ventre mou de l'album où des titres moins inspirés se succèdent et se ressemblent. Il n'y guère que le duo avec Andi Deris pour réellement redonner de l'entrain : les riffs de métal sont de retour. L'ultime titre, "Jerusalem Sleeps" n'est pas mauvais non plus, il propose une structure un peu moins linéaire qu'à l'accoutumée. Seulement voilà, on arrive quasiment à la fin de la galette. La cover, sans être déplaisante n'apporte pas grand chose par rapport à l'original, un titre à l'époque calibré pour les radios.


L'album démarrait vraiment très bien et laissait présager le meilleur pour la suite. Malheureusement passé la ballade, l'énergie dégagée par l'album ne sera plus aussi intense. La production assurée par Dennis Ward est correcte quoique un peu lisse. Elle a en plus tendance à mettre légèrement en retrait les guitares au profit du chant. La fin de l'album est tout de même meilleure et permet de finir sur une bonne impression. Toujours dans le domaine positif, les duos soignés font honneur aux deux invités de talent. Au final c'est dommage que le groupe, ayant le cul entre deux chaises, n'arrive pas à trancher définitivement entre hard rock (limite FM) et heavy metal. Il en résulte des titres plus approximatifs qui desservent l'album.



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