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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 04 avril 2011
Sa note : 12/20

LINE UP

-Fernando Errazquin "Lugubrious"
(chant)

-Luisma
(guitare+chant)

-Ana Belen de Lopez
(guitare)

-Romòn Checa
(basse)

-Daniel Rojas Lòpez
(batterie)

TRACKLIST

1)Open Heart Butchery
2)Traumaggedon
3)Resuscitation Manoeuvres
4)Flesh-Devouring Pandemia
5)Fomite Flesh
6)Amputation Protocol
7)911 (Emergency Slaughter)
8)
Doctors of Malpractice
9)Tumour Donor
10)Hospital Thieves
11)Splatter Nurse
12)Hypocondriac
13)Ingreso Cadaver
14)Necronatology
15)Intravenous Molestation of Obstruction Arteries (O-Plus VI)

DISCOGRAPHIE


Haemorrage - Hospital Carnage
(2011) - grindcore - Label : Relapse Records



Vous reprendrez bien un peu de paella avec un bon gros steak bien saignant non ? Haemorrhage c’est tout ça. Des Espagnols sortis de leur ... Espagne pour conquérir le monde du grind. Ils ont plutôt réussi dans leur petite entreprise qui ne connaît pas la crise (elle ne connaît pas le succès non plus vous me direz) puisque le nom est maintenant connu sur la scène. Pas beaucoup en dehors, mais ce sont les risques du métier, ils les acceptent et les assument pleinement. Que vous soyez plutôt chorizo ou tapas, venez donc vous essayez aux saveurs du grind ibérique.

Pourquoi ? Tout simplement car ces braves types (et femme) font ce style si ingrat depuis si longtemps (1990 quand même, rispekt) qu'ils méritent une curiosité au moins de passage. Et si l'auditeur curieux s'épanche sur ce nouvel Hospital Carnage, qu'y trouvera-t-il ? Du grind ! Oui mon capitaine. Mais encore ? Du grind ! Oui mon capitaine. Et ensuite ? Du grind. Ok, je pense avoir compris la logique. Ça, Haemorrhage n’est pas réputé pour réinventer la pluie tous les jours, et pas spécialement plus tous les ans. Ce sera donc du grind particulièrement old school auquel nous aurons droit sur cette galette. Cela signifie du gore mais pas spécialement purulent, des blasts loin d'être axiomatiques et un son ...comment dire ? Un son à l'ancienne. Les guitares sonnent comme sur le Covenant de Morbid Angel (la technique en moins), avec des riffs génériques là pour taper et même des soli simples à l'ancienne. La batterie elle, manque clairement de puissance. Ambiance du début des années 90 garantie !

Est-ce suffisant pour nous faire fuir ? Palsambleu, non ! ; L'Homo Grindus est fait d'une autre chair que la faible chair d'Homo Sapiens Sapiens Sapisse. Il n'a que faire des considérations techniques tant que son amour de grind est là. Comme il est là, il est bêtement content. D'ailleurs, il ne cherche rien d'autre que du grind, la nouveauté ne veut pas dire grand chose pour lui. Tant mieux, il sera servi en classique ici. Rien d'autre que du classique lors de ces 15 titres. Étonnamment, certaines chansons possèdent un groove certain. "911 (Emergency Slaughter)" est de celles-là. C'est fun, c'est frais et ça démontre que le groupe est là avant tout pour s'éclater et que la prise au sérieux, c'est pas pour eux. Le grind est une communion de revendication ou de déconne, au choix. La balance indique clairement la déconne. Bien sûr, cela n'amène nul part que dans le grind et cette frange de la population qui représente 99,9% des gens s'en contrefoutra. Tous ceux restants seront servis.


Rien de neuf au portillon, pas de génie particulier dans les compositions, mais un esprit d'éclate qui fait plaisir à entendre. Des albums comme ça montrent que la musique c'est autre chose que de bonnes compositions ou de l'originalité, c'est aussi du fun et on en a. Donc d'un côté un album quelconque, de l'autre du fun. Allez, on se déclare content (et bien bêtement).


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