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CHRONIQUE PAR ...

85
JC
Cette chronique a été mise en ligne le 16 avril 2011
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Thorsten
(chant)

-Saint. D
(guitare)

-Marcus
(guitare)

-Dave
(batterie)

-Johnny
(basse)


TRACKLIST

1)Bless the Broken
2)Done With Denial
3)Black Room
4)Man of No Account
5)About the Veil and the Wound
6)The Slug. The Drag. The Misery
7)Stampede
8)Process (Into the Nothing)
9)The Fool
10)Conflict
11)Hidden Track


DISCOGRAPHIE


Burden - A Hole in the Shell
(2010) - rock Metal stoner - Label : Van Records



L’écoute de certains groupes vous envoie parfois une multitude d’images en tête. Burden fait parti de ceux-là. N’est-ce d’ailleurs pas la marque de bons (grands?) groupes: rendre leur musique visuelle ? À mon sens oui, indéniablement. Il faut dire que ce jeune groupe, qui avait su se faire remarquer avec la sortie de quelques EP, singles en 2009, a mis la barre à un bon niveau avec leur premier album: A Hole In The Shell. Ces Germains quand même… niveau métal ils sont balaises. Un premier album donc pour un groupe qui fait son entrée dans les cages du bestiaire musical actuel.

Le tout est de savoir combien de temps ces cages vont tenir face à la charge sonore que le combo propose. Un métal lourd qui teinte son enveloppe d’influences rock, stoner et parfois même, doom. Dès les premières compositions, nous comprenons que nous avons face à nous, non pas une bête, mais une créature. Un monstre sonore qui prend les traits d’un pachyderme tout droit engendré de la Terre et à laquelle il nous ramène sans cesse. C’est donc les pieds solidement ancrés au sol que nous faisons face à cette charge massive qui commence dès les premières secondes du morceau "Bless the Broken". Cette piste d’ouverture reprend bien toutes ces influences citées plus haut et auxquelles nous avons droit pendant l’heure que dure l’album. Chaque membre de la formation contribue ici à la lourdeur des compositions. Que ce soit les riffs « gras » et « groovy » des guitares, le jeu « plombé » de la batterie et de la basse ou le chant « éraillé », « plaintif », « hargneux » et néanmoins « mélodique »; tous les éléments qui composent Burden alourdissent nos épaules. Un bien plaisant fardeau ma foi (et en cela vous me direz que le groupe porte bien son nom).

Le pachyderme Burden calme cependant parfois sa charge pour proposer des phases musicales plus atmosphériques dotées de montées admirablement bien maitrisées comme le titre "Man of No Account" où la piste de clôture qu’est "Conflict". À ce sujet, soyez patients et vous obtiendrez une piste cachée acoustique des plus épurées et reposantes. Une seconde facette de leur musique qui apparaît comme une échappatoire face à une masse sonore et des phases de compositions qui peuvent, sur la durée, se révéler un brin lassantes. Ces quelques moments d’accalmie passent presque pour des instants aériens ("Conflict" toujours) mais ne vous y trompez pas, cette brise n’est qu’un moyen de faire sécher sur notre peau toute la terre, la boue qui nous a été balancée au visage. Comme quoi, nous en revenons chaque fois au même élément. Il arrive par moment que la terre et l’air se côtoient sur certains morceaux, exemple en est avec "Done With Denial". La qualité de ces morceaux nous fait même regretter qu’il n’y en ait pas plus dans cette veine, éparpillés dans l’album.


Avec ce premier album Burden marque son empreinte dans nos oreilles de bien belle manière. Notre attention est captivée et nous sommes vite pris d’une furieuse envie de voir ce que cela donne en live. Notons que le groupe a, malgré son « jeune âge », déjà fait l’ouverture pour plusieurs pointures comme The Haunted, Soulfly et… Kyuss Lives ! Ça c’est la classe ! Mais vous l’aurez compris, tout est justifié. Envie de prendre une dose de métal bien lourd ? Envie de découvrir un nouveau groupe ? Venez par ici. Après l’écoute de l’album vous aussi vous tiendrez à garder un œil sur combo éléphantesque.



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