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CHRONIQUE PAR ...

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Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 16 avril 2011
Sa note : 11/20

LINE UP

-Henning Basse
(chant)

-Oliver Palotai
(guitare+claviers)

-Pepe Pierez
(guitare)

-Jürgen Steinmetz
(basse)

-Daniel Schild
(batterie)

TRACKLIST

1)Magnisphyricon: Temperance
2)
Bubonic Waltz
3)
Soul Symmetry
4)
Sanctuary
5)
Casus Belli I: Guilt's Mirror
6)
Magnisphyricon: Adjustment
7)
Into the Void
8)
A Nightbird's Gospel
9)
Tales of Greed
10)
Lilith
11)
Casus Belli II: Necrologue to the Unborn
12)
Magnisphyricon: The Aeon
13)
1413
14)
Yesteryears

DISCOGRAPHIE


Sons Of Seasons - Magnisphyricon
(2011) - metal symphonique - Label : Napalm Records



Il fallait que ça arrive: En ce beau mois d'avril est sorti le nouvel album de Sons Of Seasons, le très sobrement nommé Magnisphyricon. Techniquement, cet album a tout ce qu'il faut: Un gars qui chante, des guitares qui envoient, un piano chou, une basse suffisante et une batterie boîtarythmique. Il bénéficie même d'effets disposés tout au long de l'album: comptines d'enfants, présence de Simone Simons, éléments symphoniques... on entendrait presque Oliver Palotai clamer sa certitude que cet album sera une réussite. Hé bien, non. Magnisphyricon a tout pour plaire, mais ça ne marche pas. Pourquoi?

Parce que. C'est ce que j'aurais répondu si j'avais vraiment voulu me venger de Magnisphyricon. Mais comme je ne suis pas méchante et que je sais que mes lecteurs adorés ne méritent pas que je me défoule sur eux, je vais expliquer les raisons de ma défiance: une introduction intrigante et vaguement intéressante, suivi d'un « parce que » aussi insipide que fâcheux... tel est le mode de fonctionnement de tout Magnisphyricon. Un mode qui laisse l'auditeur sur sa faim, de même que le chroniqueur amer empli d'une rage aveugle et désespérément sourde qui le pousse à se creuser la tête dans le but de trouver des phrases longues, voire quasi-labyrinthiques, pour donner l'impression qu'il/elle a quelque chose a dire (il le faut bien) alors que l'album ne vaut pas une cacahuète et qu'il n'y a quasiment rien à en tirer.

Mais je m'égare. Pour en revenir à la question: l'alchimie n'a pas opéré, pour la simple raison que Magnisphyricon est décousu. C'est même l'album le plus décousu qu'il m'ait été donné d'entendre. Bien sûr, l'orchestration est correcte et l'auditeur se voit parfois surpris, mais hélas! Cela ne suffit pas: La voix de Henning ne tient pas ses lignes, les guitares sont ennuyeuses, et les éléments surprises ne vont pas avec le reste: je n'ai rien contre le fait d'insérer une comptine d'enfant dans un morceau, tant que ladite comptine a un quelconque rapport avec le reste! Ce n'est pas le cas sur "Tales of Greed", qui ne reprend ni les paroles, ni le rythme ou la mélodie. Voilà qui est fâcheux, et qui ne rime à rien. Cette critique s'applique également à l'ensemble des intros: Si souvent elles sont bien, voire intéressantes, elles sont vites recouvertes par une nappe de riffs insipides. Comme le dirait Desproges: « Pouf-pouf ».


Heureusement, quelques moments valables sauvent ce très long album: La sirupeuse "Yesteryears", la rythmique jazzy de "Sanctuary" (et Simone aussi, d'ailleurs) ou encore "Lilith", qui est globalement acceptable, voire bien. Mais comme je suis très énervée d'avoir perdu le reste de mon temps à écouter Sons Of Seasons alors que j'aurais pu écouter (par exemple) The Gathering, je ne recommande cet album à personne, car il n'en vaut simplement pas la peine. Magnisphyricon n'a pas marché car il ne tient pas debout, et ce n'est pas deux-trois astuces pénibles qui le sauveront, hélas!


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